Diane 35: que doivent faire les patientes ?

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Diane 35: que doivent faire les patientes ?
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CONSEILS - L’Agence du médicament va suspendre cet anti-acné utilisé comme contraceptif.

L’INFO. L'Agence du médicament (ANSM) a tranché : la vente du médicament Diane 35, conçu pour remédier aux problèmes d’acné mais également utilisé comme contraceptif, sera bientôt suspendue. La "procédure de suspension d'autorisation de mise sur le marché" prendra effet dans trois mois, a précisé le Pr. Maraninchi, directeur général de l’ANSM. Mais que doivent faire les 315.000 femmes qui utilisaient ce traitement ou ses versions génériques (Minerva, Lumalia, Holgyème, Evepar, Cypropharm) ? Éléments de réponse.
>> A lire aussi : Diane 35 va être suspendu

• Conseil n°1 : ne pas stopper Diane 35. Par réflexe, les patientes sous Diane 35 pourraient être tentées d’interrompre leur traitement. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire, a prévenu l’ANSM. L’arrêt brutal du traitement peut avoir des conséquences en termes de santé et ne doit pas être envisagé sans traitement de substitution.

Conseil n°2 : aller voir votre médecin. C’est l’étape incontournable avant d’arrêter son traitement. A priori, les patientes concernées doivent consulter leur dermatologue mais Diane 35 ayant été largement prescrit comme moyen contraceptif, il est également conseillé de consulter son gynécologue. Ce dernier vous conseillera, en fonction de vos antécédents médicaux, un autre moyen contraceptif.

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D’autres questions ? Vous avez déjà pris rendez-vous avec votre praticien de santé mais avez des questions qui ne peuvent attendre ? Tentez de le joindre par téléphone. Si vous n’y arrivez pas, une autre solution s’ouvre à vous : appeler le numéro vert mis en place par le ministère de la Santé pour répondre à toutes les questions sur le sujet : le 0800 636 636.

Envisager une plainte ? Une première plainte a été déposée jeudi 24 janvier devant le tribunal de Bobigny. Une association d’aide aux victimes de la pilule Diane 35 est également en cours de constitution, sous l’égide de l’association d’aide aux victimes des accidents et médicaments (AAAVAM). Prudence néanmoins, cette dernière étant accusé de jouer hors-jeu en exigeant des victimes qu’elles leur reversent une partie de l’hypothétique indemnisation à venir, une pratique dénoncée par l’UFC Que Choisir. Le laboratoire Bayer a quant à lui déjà pris les devants en rappelant que les risques induits par son traitement étaient indiqués dans la notice du médicament.