Deux tornades ont secoué l’Hexagone

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Deux tornades ont secoué l’Hexagone
Deux mini-tornades ont touché dimanche deux communes, l'une, près de Marseille, l'autre en Vendée.
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VIDÉO - Elles ont frappé les Bouches-du-Rhône et la Vendée, faisant des blessés et dégâts matériels.

Deux mini-tornades ont touché dimanche deux communes de France distantes de plusieurs centaines de kilomètres, à plusieurs heures d'intervalle. La première, près de Marseille, a fait une quinzaine de blessés légers. L'autre, en Vendée, a provoqué des dégâts matériels sur une centaine de maisons dans un village.

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>> 16h15, Plan-de-Campagne

La première s'est abattue dimanche après-midi sur la zone commerciale de Plan-de-Campagne, près de Marseille. Aux environs de 16h15, la tornade a balayé pendant 10 minutes les quelque 20 hectares où sont implantées de très nombreuses enseignes commerciales, sur les communes des Pennes-Mirabeau et Cabriès.

Une quinzaine de personnes ont été légèrement blessées. Des toitures ont été arrachées et des panneaux publicitaires sont tombés, selon les secours qui ont beaucoup de difficultés à se rendre sur les lieux.

Le ciel était "très noir, il y avait beaucoup de vent, de pluie et de nombreux objets volaient : arbres, morceaux de bois, journaux, cartons, emballages etc., a témoigné Olivier Bouveri, salarié d'une enseigne d'électroménager. Avec des collègues, on a réussi à fermer les portes, mais il a fallu qu'on se mette à plusieurs pour les tenir, on avait l'impression qu'elles allaient exploser."

>> 7h30, Saint-Hilaire-le-Vouhis

La mini-tornade marseillaise suivait de quelques heures celle, moins violente, qui s'est abattue sur Saint-Hilaire-le-Vouhis, un village vendéen. Ce département, comme six autres des Pays-de-la-Loire et du Centre, avait été placé la veille en vigilance orange en raison des pluies qui y étaient attendues et des risques d'inondations. Vers 07h30, ce sont surtout des vents violents, accompagnés de pluie, qui ont touché le village de 1.000 habitants, sans faire de victime. Un phénomène bref, "très localisé et isolé" et "qui ne pouvait être prévu", selon le sous-préfet de Vendée Benjamin Alla.

Une centaine de maisons et bâtiments a été touchée : certaines n'ont perdu que quelques tuiles, d'autres, comme l'église, ont perdu des pans entiers de toit et de charpente, soufflés par le vent. Le toit de l'école communale a lui aussi été arraché et l'établissement ne pourra eut-être pas accueillir "avant jeudi", selon le maire de la commune, Jean Bureau.

"Les gens sont très choqués, surtout les personnes âgées, à cause de l'ampleur du bruit", a témoigné une habitante. Une cellule d'aide psychologique a été mise en place, a souligné le sous-préfet.