Deux faux pères de Zohra Dati condamnés

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Deux faux pères de Zohra Dati condamnés
Dans le courrier, les deux détenus réclamaient un droit de visite de l'enfant.@ MAXPPP
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Dans un courrier, les deux détenus avaient revendiqué la paternité de la fille de Rachida Dati.

Le nom du père de Zohra Dati, la fille de l'ancienne Garde des Sceaux, Rachida Dati, avait alimenté les rumeurs les plus improbables. José Maria Aznar, l'ex-premier ministre espagnol ou bien encore Henri Proglio, l'ancien PDG de Véolia ont été cités dans la presse. Deux détenus de la prison centrale de Poissy dans les Yvelines ont, de leur côté, revendiqué cette paternité. Lundi, ils ont été condamnés à quatre mois de prison par le tribunal correctionnel de Versailles.

Un euro de dommages et intérêts

Alfredo Stranieri, 54 ans et Germain Gaffe, 43 ans, devront également verser un euro de dommages et intérêts à l'ancienne Garde des sceaux. Les deux hommes étaient poursuivis pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique".

En septembre 2010, les deux détenus avaient adressé à Rachida Dati deux lettres ouvertes auxquelles ils avaient joint une "déclaration de paternité". Dans ce courrier, ils réclamaient un droit de visite de l'enfant.

Six mois de prison requis

Lors de l'audience du 10 octobre, le procureur de la République à Versailles, Michel Desplan, avait estimé que les courriers incriminés "pouvaient paraître polis mais n'avaient qu'un sens : être injurieux, outrageant, moqueur". Il avait requis des peines de six mois de prison contre les deux hommes.

Les deux détenus ont déjà un cassier judicaire bien rempli. Germain Gaiffe est incarcéré à la prison centrale de Poissy après une condamnation à trente ans de réclusion, notamment pour assassinat, enlèvement et séquestration. Alfredo Stranieri a été condamné, de son côté, à perpétuité pour quatre assassinats.

Un appel ?

L'avocat de Germain Gaiffe, Julien Bouzerand, a "supposé que (son) client fera appel". "Ce n'est pas une question de quantum mais il considère que l'infraction n'est pas constituée".

La constitution de partie civile de l'humoriste controversé Dieudonné, qui s'était présenté comme le "parrain" de la fillette, a été déclarée irrecevable.