Deux ans avec sursis pour Irina Belenkaya

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Deux ans avec sursis pour Irina Belenkaya
Le procureur avait recquis pour sa part trois ans de prison avec sursis@ MAXPPP
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La mère russe de la petite Élise comparaissait mardi pour deux enlèvements de sa fille.

"Ce dossier, c'est celui de l'enfance sacrifiée sur l'autel de l'égoïsme des adultes",  avait argué mardi le procureur Christian Pasta dans son réquisitoire, réclamant une peine de trois ans de prison avec sursis pour la mère de la petite Élise, Irina Belenkaya.  A deux reprises, en 2007 et 2009, cette mère russe a avait tenté d'enlever sa fille pour l'emmener vivre avec elle à Moscou. La seconde fois, à Arles, dans les Bouches-du-Rhône, l'enlèvement avait été commis avec l'aide présumée de deux gros bras qui avaient tabassé le père, Jean-Michel André.

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Mardi, le tribunal correctionnel de Tarascon l'a condamnée à deux ans de prison avec sursis pour "soustraction d'enfant par ascendant" et "complicité de violences aggravées".  Elle a également été condamnée à verser 8.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral et corporel à son ex-époux, qui avait demandé la somme de 63.000 euros.

Une étape, pas la fin du combat

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A l'issue du procès, les deux parents ont laissé apparaître, chacun de leur côté, une volonté à continuer le combat de la garde de leur fille. Pour le père, cette condamnation "est une étape importante de franchie parce que les faits ont été reconnus", a-t-il commenté à la sortie du tribunal. De son côté, la mère a affirmé vouloir continuer à "se battre" sur deux fronts.  Dans un premier temps, "pour que Jean-Michel André passe une expertise psychiatrique". Enfin, dans un second temps, "pour que Lisa (Élise) puisse passer des vacances en Russie" a déclaré Irina Belenkaya soucieuse que sa fille "ait une double culture, russe et française".

"Je regrette, mais je n'avais pas le choix"

Irina Belenkaya est également revenue sur l'enlèvement très médiatique du 20 mars 2009, déclarant devant la presse : "je regrette, mais je n'avais pas le choix". "Je ne voulais pas faire de mal à Jean-Michel André", avait-t-elle déjà martelé à la barre en évoquant la violence de cet enlèvement et les blessures infligées par ses deux complices au père d’Élise. Les deux hommes, d'origine russe, n'ont jamais été identifiés. Irina Belenkaya a toujours affirmé les avoir rencontrés "par hasard", et leur avoir demandé de l'accompagner uniquement pour ne pas se retrouver seule face au père d’Élise.