Dessange : la riposte du père

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Dessange : la riposte du père
Jacques Dessange a publié un recueil dans lequel il accuse son fils d'avoir orchestré son éviction de la maison de coiffure@ ELLE.fr
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TÉMOIGNAGE E1 - Benjamin Dessange, son fils, avait annoncé qu'il allait le poursuivre en justice.

Jacques Dessange persiste et signe. Malgré les poursuites judiciaires lancées par le groupe qu'il a créé, le fondateur de la maison de coiffure réitère ses accusations contre son fils, Benjamin Dessange, au micro d'Europe 1.

Mardi, le créateur des célèbres salons de coiffure avait publié sur Internet un recueil de 48 pages dans lequel il accusait son fils d'avoir orchestré son éviction de la maison de coiffure. Dans Le Complot, le coiffeur racontait comment il s'était fait "virer" de sa propre entreprise par son fils cadet, Benjamin Dessange.

Évoquant "une plaisanterie pathétique", l'entourage de Benjamin Dessange avait déclaré mercredi matin qu'il allait lancer plusieurs procédures, notamment pour "interdire la diffusion de l’opuscule Le Complot qui constitue à l’évidence une diffamation et une atteinte à la vie privée".

"Je vais très bien"

Une mise en garde qui n'a pas atténué la détermination de Jacques Dessange. Interrogé une nouvelle fois par Europe 1, le vieil homme, aujourd'hui âgé de 86 ans, emploie des mots très durs pour parler de son fils, qu'il décrit comme "un salaud", "un truand" ou encore "un voyou".

"Je viens d'apprendre qu'un avocat, que je ne connais pas, et qui ne me connaît pas, a dit des choses insupportables à mon propos. Il prétend que je suis sénile." Le communiqué du groupe, diffusé mercredi matin, insiste sur l'âge avancé qu'avait Jacques Dessange lorsqu'il a quitté le directoire de l'entreprise. "Je peux vous assurer que je vais très bien, que ma santé est bonne", réplique Jacques Dessange.

"Etre trahi par son fils, un cas unique qui est le mien" :

"Il (l'avocat de son fils, ndlr) dit que je suis un vieillard à la retraite. Je ne suis pas à la retraite. Je suis très actif. La preuve, c'est que je me suis associé avec un de mes anciens collaborateurs. Nous exploitons un hôtel à Paris. Je suis très occupé", a certifié l'ancien coiffeur.

"Il m'a trahi"

Alors que les avocats de Benjamin Dessanges ont évoqué sur Europe 1 "un opuscule écrit avec le venin d'un père jaloux de la réussite du fils", Jacques Dessange rétorque : "comment pourrais-je être jaloux de la réussite d'un truand, de quelqu'un qui m'a volé ?"

Avec une certaine amertume, il conclut : "Il m'a trahi, il n'y a rien de pire. On est trahi généralement pas des banquiers. Mais être trahi par son fils, c'est un cas unique qui est le mien."