Désert médical : les idées de médecins-blogueurs

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Désert médical : les idées de médecins-blogueurs
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Ils ont publié leurs propositions sur le réseau social Twitter. Marisol Touraine leur a répondu.

Ils voulaient attirer l'attention de Marisol Touraine. Pari réussi. La ministre de la Santé a répondu lundi soir sur Twitter aux 24 médecins généralistes, qui ont publié simultanément sur leurs blogs, et via le hashtag #PrivésDeDéserts, leurs propositions pour lutter contre les déserts médicaux.

"Toutes les idées sont bonnes à prendre! Prête à travailler avec vous", écrit la ministre de la Santé sur son compte. "Beaucoup d'idées, certaines très innovantes. La coercition n'est en effet pas la solution", ajoute @MarisolTouraine, en promettant "des annonces très vite".

A huit heures pétantes lundi matin, ces médecins twittos avaient publié sur leurs blogs respectifs une série de propositions "pour faire renaître la médecine générale". "Nous, médecins généralistes blogueurs, acteurs d’un 'monde de la santé 2.0", nous nous reconnaissons mal dans les positions émanant des diverses structures officielles qui, bien souvent, se contentent de défendre leur pré carré et s’arc-boutent sur les ordres établis", annoncent les 24 auteurs.

Pour attirer les médecins dans les déserts médicaux, les 24 signataires prônent "l'incitation plutôt que coercition" avec même une idée de "salaires aux enchères". Des propositions qui détonnent par rapport aux mesures proposées par le Conseil national de l'Ordre des Médecins (CNOM) pour lutter contre les déserts médicaux, en mai dernier.

Un dessin publié par le docteur Couine sur son blog :

dessin-twitter

© Docteur Couine


Ces e-médecins suggèrent aussi la création de "Maisons Universitaires de Santé" ("MUst") qui constituent l'équivalent du CHU pour la médecine de ville, ainsi que la création du métier d'agent de gestion et d'interfaçage ("AGI") pour assurer toute l'activité administrative de ces maisons universitaires. Cette initiative, selon eux, permettrait de décharger les médecins généralistes débordés par une paperasse envahissante, et de reclasser les visiteurs médicaux "après l'interdiction de cette activité".