Descoings : des obsèques très suivies

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Descoings : des obsèques très suivies
L'église Saint Sulpice a fait le plein pour les obsèque de Richard Descoings, décédé la semaine dernière à New York dans des conditions toujours inexpliquées.@ AURELIE FREX
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Plusieurs centaines de personnes ont rendu un dernier hommage au directeur de Sciences-Po.

L’affluence était à la hauteur de sa popularité : des centaines de personnes ont fait le déplacement mercredi pour rendre un dernier hommage au directeur de Sciences- Po Richard Descoings. La cérémonie s’est déroulée à Paris dans l'église Saint-Sulpice, bondée. Des barrières ont été installées devant l'église pour canaliser la foule, composée de nombreux étudiants ou ex-étudiants de Sciences-Po Paris.

"Un homme de sagesse"

Le cercueil a été conduit dans l'église vers 15 heures. Des centaines de personnes se trouvaient toujours devant le bâtiment bondé lorsqu'a commencé la cérémonie, retransmise par hauts-parleurs à l'extérieur.

Les trois enfants de l'épouse du défunt ont parlé les premiers, deux d'entre eux lisant des poèmes, le troisième évoquant "un homme de sagesse" qui "a changé (sa) vie". Merci à tous les étudiants de lui avoir permis de réaliser son rêve", a-t-il ajouté. L'inhumation devait se dérouler ensuite dans l'intimité familiale.

Une fleur blanche à la main

Prévenus le matin même par la direction de l’établissement, de nombreux étudiants de Science-Po Paris se sont rendus sur place. Certains portaient une fleur blanche à la main, comme le demandait le faire-part publié par les familles Descoings et Pepy - du nom du PDG de la SNCF Guillaume Pépy, un très proche du défunt.

Sur le fronton de l'église étaient accrochés deux grands portraits de Richard Descoings, pris de profil le 2 avril, la veille de sa mort, à New York. Le maire de Paris Bertrand Delanoë, les ministres des Finances, François Baroin, et de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, étaient notamment présents.

Un décès toujours inexpliqué

Richard Descoings, 53 ans, a été trouvé mort le 3 avril sur son lit, dans une chambre d'hôtel du quartier des théâtres au centre de Manhattan, à New York. Les causes de son décès doivent encore être déterminées par une enquête en cours.

L'annonce de son décès a causé une vive émotion au sein de Sciences-Po, où étudiants et enseignants ont organisé plusieurs rassemblements spontanés en mémoire de celui qui, en seize ans, a profondément transformé l'école de la rue Saint-Guillaume. Son décès a également déclenché un concert d'éloges de la classe politique et du monde éducatif en France qui ont salué un "visionnaire", "infatigable et passionné".