Des poumons reboostés avant une greffe

  • A
  • A
Des poumons reboostés avant une greffe
@ MAXPPP
Partagez sur :

Des chirurgiens ont trouvé une méthode permettant de réaliser plus de greffes de poumons.

Alors que la France célèbre aujourd'hui la première journée de réflexion sur le don d'organe, une prouesse médicale pourrait permettre de réaliser plus de greffes de poumons. Deux équipes de chirurgiens français ont trouvé une technique pour "restaurer" des poumons abîmés, afin de pouvoir les greffer.

Remettre des organes dans la course

Pour comprendre cette avancée médicale, il faut savoir que les greffes de poumons sont compliquées et comprennent une batterie d'exigences. Les poumons doivent en effet être en parfait état. Présence de tabac, âge du donneur, condition du décès sont autant de critères qui rentrent en compte pour le don d'organe.

Jusqu’à présent, de nombreux poumons étaient jugés irrecevables pour une greffe. C'est dans ce contexte de pénurie d'organes, qu'un groupe de médecins a imaginé une technique pour remettre ces organes qui ne rentraient pas tout à fait dans les critères.

Les poumons sont ainsi mis sous cloche et sous perfusion avant d'être soumis à une sorte de "contrôle technique", explique le docteur Edouard Sage, chirurgien à l'hôpital Foch à Suresnes. "Cette procédure va nous permettre de tester la fonction de l'organe, c'est-à-dire qu'il va bouger et respirer à la fréquence imposée par la machine", commente-t-il au micro d'Europe 1.

"On est ravis pour nos patients"

Selon le médecin, cette technique est une avancée médicale considérable. "On est face à un organe qui n'était pas censé être prélevé, quand on commence à le revoir ventiler, et surtout retrouver sa fonction d'organe, c'est des instants qui sont extrêmement forts. Et on est ravis de ça pour nos patients", ajoute-t-il.

En France, deux équipes seulement travaillent sur cette technique. Mais les résultats sont déjà là. En un an d'expérimentation, sur 19 poumons restaurés, 18 ont ensuite été greffes avec succès. Auparavant, ces greffes là n'auraient jamais eu lieu.