Des policiers à l'aéroport, mode d’emploi

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Des policiers à l'aéroport, mode d’emploi
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ZOOM - Les forces de l’ordre pourraient être mobilisées. Europe 1 détaille le dispositif.

Le gouvernement s'est dit prêt mardi à envoyer les forces de l'ordre dans les aéroports pour se substituer aux grévistes. Au total, 400 policiers et gendarmes pourraient être mobilisés dans les prochains jours. Mercredi matin, aucun préfet n'avait cependant demandé le recours à ce dispositif.

La mesure est de toute façon loin de faire l’unanimité parmi les syndicats de gardiens de la paix. Alliance estime que les "portiques de sécurité" ne relèvent pas de leur travail. Unité-police, le syndicat majoritaire, ne veut pas, lui, "jouer les casseurs de grèves". Europe 1 fait le point sur le dispositif.

Quels effectifs seront utilisés ? 400 fonctionnaires sont prêts à se substituer aux agents de sécurité grévistes pour assurer les missions de fouille des passagers. L’essentiel des effectifs viendrait de la PAF (police aux frontières, ndlr) et de la Gendarmerie des Transports aériens, des unités qui travaillent déjà dans les aéroports. Les premiers assureraient la fouille des passagers, les seconds seraient dédiés aux contrôles des bagages de soute. Pour compléter le dispositif, des CRS et des gendarmes mobiles pourraient être aussi mobilisés.  

Quelle sera la mission des forces de l’ordre ? "S'ils devaient être sollicités, ils feront en sorte qu'aucun passager ne se retrouve bloqué et que la sécurité soit pleinement assurée. Concrètement, il faut assurer la fouille des passagers et des bagages cabines ainsi que des bagages de soutes", a précisé mardi le porte-parole du ministère des Transports, Pierre-Henry Brandet.

Qui sera posté aux portiques de sécurité ? Habituellement, pour accéder aux salles d’embarquement, les voyageurs passent les portiques de sécurité en présence de quatre agents de sécurité. Le premier s'occupe des rayons X, le deuxième de la fouille des bagages à main. Les deux derniers - obligatoirement un homme et une femme - de la palpation des passagers. Si les forces de l’ordre étaient mobilisées, le poste technique, celui du rayon X, resterait confié à un agent de sécurité non gréviste. Les autres seraient assurés par des agents des forces de l'ordre.

Des femmes dans les effectifs ? C'est une contrainte supplémentaire : les autorités vont devoir aussi mobiliser des femmes, policières ou gendarmes, pour assurer cette mission exceptionnelle dans les aéroports. Elles viendront remplacer les femmes agents de sécurité grévistes, lors de la palpation des passagers.