Des groupes de travail sur le raffinage

  • A
  • A
Des groupes de travail sur le raffinage
@ REUTERS
Partagez sur :

Ils vont être créés pour pérenniser le secteur confronté à un manque de débouchés.

Une table ronde sur l'avenir du raffinage en France a abouti jeudi à la décision de mettre en place des groupes de travail sur les déterminants de la compétitivité du raffinage, sur les enjeux liés aux débouchés et aux ressources du secteur et sur ses enjeux prospectifs (recherche, formation...).

La réunion était présidée par les ministres de l'Ecologie et de l'Industrie, Jean-Louis Borloo et Christian Estrosi. Elle a réuni syndicats, dirigeants de groupes pétroliers et experts. Jean-Louis Borloo s'était engagé à évoquer l'avenir du secteur avec des pétroliers, syndicats et parlementaires après l'annonce par Total début mars de la fermeture définitive du raffinage à Dunkerque, dans le Nord.

Les groupes de travail décidés jeudi devraient être mis en place début mai, selon Christian Estrosi, pour qui il s'agit d'"aboutir à un diagnostic partagé" et à des "engagements clairs". "J'ai proposé que les constructeurs automobiles et les sous-traitants soient également associés à ces groupes", a-t-il ajouté, soulignant qu'une des "questions soulevées par la table ronde" était de se demander s'il ne fallait pas "réorienter les véhicules de demain plus vers l'essence que vers le gazole".

Débrayages à l’appel de la CGT

Organisés parallèlement à cette table ronde à l'appel de la CGT, les débrayages dans les raffineries françaises n'ont pas perturbé l'approvisionnement des stations-service, deux mois après un mouvement de plusieurs jours dans les six raffineries françaises de Total qui avait fait craindre une pénurie d'essence.
Il s’agissait "de montrer de façon symbolique que les raffineries sont solidaires et inquiètes de leur devenir", a dit Franck Manchon, délégué CGT à Grandpuits, en Seine-et-Marne.

Le raffinage européen est confronté depuis quelques années à la baisse des marges et au manque de débouchés pour l'essence en raison du plus grand nombre de véhicules roulant au diesel.