Des candidats au djihad au tribunal

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Des candidats au djihad au tribunal
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PROCÈS - Trois jeunes hommes, soupçonnés d'avoir voulu faire la guerre sainte en Syrie, sont jugés à partir de jeudi à Paris.

L'info. Ils avaient tout planifié pour leur périple. Les talkies walkies et les longues vues dans leurs sacs à dos, trois jeunes originaires d'Ile de France avaient prévu d'aller faire le djihad en Syrie. Mais leur voyage s'est arrêté fin mai 2012 au comptoir d'enregistrement de l'aéroport de Saint-Etienne. Ils sont jugés jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme.

Destination la Syrie. Les trois jeunes hommes, âgés de 21 à 26 ans, étaient loin de se douter que les policiers de la DCRI surveillaient leurs moindres faits et gestes depuis plusieurs semaines. Les enquêteurs ont ainsi tout suivi de leurs hésitations quant à leur destination. Mali, Yémen... Finalement, le trio se décide pour la Syrie.

Talkies walkies et lecture religieuse. Les suspects se sont également acheté tout un équipement : talkies walkies, longues vues, lunettes à visée nocturne, étuis à pistolet... Les enquêteurs découvrent aussi sur eux de la lecture religieuse. Mais c'est à leur domicile que les policiers font les découvertes les plus parlantes : des sabres, des cartouches, et sur les disques durs de leurs ordinateurs des vidéos à la gloire de Mohamed Merah ou faisant l'apologie du djihad.

Nul au paint-ball. Aux enquêteurs, le plus âgé de la bande, présenté comme le leader, assure qu'ils partaient tourner un documentaire sur les camps de réfugiés en Syrie. L'un des deux autres appuie son témoignage, mais concède néanmoins qu'il était prêt à prendre les armes. Enfin, le plus jeune, beaucoup plus hésitant, reconnaît que le trio partait faire le djihad. Mais il affirme qu'il voulait revenir vivant et explique même qu'il avait changé d'avis mais se sentait obligé de suivre ses comparses. Ces derniers doutaient en fait de sa capacité à combattre parce qu'il n'était pas bon au paint-ball.