Des avions sous surveillance, mais...

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Des avions sous surveillance, mais...
Un A340 avait une trentaine de vis manquante sur une aile après une révision en Chine. Ce n'est pas la première fois que des avaries sont constatées après des contrôles.@ Reuters
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Ce n’est pas la première fois qu’une négligence est constatée après la révision d'un avion.

Un Airbus A340 qui sortait tout juste de révision en Chine n’était pas aux normes. Après son atterrissage à Boston, un mécanicien à constaté qu’il manquait une trentaine de vis sur un bout de l’aile de l’avion. Une défaillance gravissime pour certains spécialistes.

En effet, l’avion, avant d’atterrir à Boston, avait passé 3 jours en France, fait un aller retour à Bamako et un à Bangalore sans que personne ne se rende compte de rien. Et ce n’est pas la première fois que ce genre de problème est relevé après une révision.

Un précédent en 2010

Une avarie similaire avait été constatée l’an passé sur un Boeing 747. Après avoir été révisé en Chine, l’avion avait dû être immobilisé. Des employés avaient en effet constaté que certaines parois de l’avion avaient été  repeintes… avec de la peinture potentiellement inflammable ! Contrairement à l’escale de 3 jours en France de l’A340 sans ses vis, ce Boeing avait, lui, volé pendant 3 semaines.

Problème de train d’atterrissage

Un autre incident du même type, après une révision en Chine, avait eu lieu en 1999 à l’aéroport de Madras en Inde. A l’époque, un avion cargo, Boeing 747 de la compagnie Air France, avait été détruit par le feu après un atterrissage manqué dû a une avarie à l’ouverture du train avant de l’appareil.

Des contrôles stricts en Chine

Les contrôles qui ont lieu en Chine ne concernent pas toutes les révisons d’avions. Ce ne sont que les « grandes visites » qui se déroulent là-bas. Ces "grandes visites" consistent en un désossement complet de l’avion afin de vérifier chaque pièce et procéder à toutes les réparations nécessaires.

Si les grandes compagnies passent par l’Asie pour la révision de leurs appareils, c’est bien pour une question de coût. S’ils sont très faibles en Chine comme en Thaîlande, les contrôles eux ont la réputation d’être fiables et efficaces.

C’est d’ailleurs une entreprise mondialement reconnue, la société Teako, qui se charge de ces révisions en Chine. Une société aujourd’hui sur la sellette.