Dépendance : les premières pistes

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Dépendance : les premières pistes
@ Maxppp
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Quatre groupes de travail rendent mardi leurs conclusions sur la question à Roselyne Bachelot.

Après plusieurs mois de concertation sur la question de la dépendance, les quatre groupes de travail mis en place par Roselyne Bachelot, ont rendu leur synthèse. La ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale attendait leurs propositions, à la fois sur la façon de prendre en charge nos aînés (maintien à domicile, maisons de retraite) mais aussi sur le financement.

Les quatre groupes préconisent le maintien d'un large financement public de la dépendance assorti de réformes pour alléger les dépenses des familles. Ils recommandent d'aider les familles à choisir ce qu’il y a de mieux pour leurs aînés. L’un des groupes propose donc de rassembler tous les interlocuteurs : l’hôpital, le département et la maison de retraite pour créer un guichet unique d’information dépendance, qui devrait être confié au département.. Les groupes proposent aussi d'adapter la voirie et les logements au vieillissement.

Ces dossiers remis vont permettre à Roselyne Bachelot de "proposer plusieurs scénarios au président de la république". Plus qu'aujourd'hui, donc, le système devrait reposer sur l’argent public. Mais la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale avait déjà prévenu que l’Etat ne pourrait pas subvenir à tous les besoins. Les familles seront donc, de toute façon, mises à contribution.

Une question de respect, argue la ministre. "Il ne faut pas que la prise en charge solidaire soit le paravent de nos égoïsmes", prévient-elle. "Il est normal de s’occuper de ses parents dépendants comme il est normal d’élever ses enfants", fait valoir Roselyne Bachelot.

"C’est un principe irréfragable de la solidarité humaine" :

Actuellement, les pouvoirs publics dépensent environ 25 milliards d'euros par an pour les personnes âgées. L'un des groupes estime ainsi que le nombre de personnes dépendantes pourrait passer d'1,2 million aujourd'hui à 1,4 ou 1,55 million en 2025. A l'horizon 2040, il faudra trouver 10 milliards de plus chaque année et de meilleures solutions pour la prise en charge.

Pour le financement, plusieurs pistes sont évoquées : l’alignement de la Cotisation sociale généralisée (CSG) des retraités sur celle des salariés, une taxe sur les successions et les donations ou encore une 2e journée de solidarité. Deux mesures qui rapporteraient plus de trois milliards d’euros.

Favoriser l'aide à domicile

Et pour maintenir un maximum de personnes âgées chez elles, il faudra aussi trouver du personnel. Il faut donc valoriser la filière de l’aide à domicile. Tout cela doit par ailleurs s'inscrire dans un calendrier très serré. A moins d'un an de la présidentielle, les marges de manoeuvre sont réduites par la situation calamiteuse des finances publiques. L'Élysée devra rendre ses arbitrages cet été.