L'île de Saint-Martin aux Antilles est passée en alerte d'épidémie de dengue, sur une décision du comité de gestion de lutte contre la dengue. Ce comité, piloté par la préfecture de Saint-Martin et Saint-Barthélemy avec le concours de l'Agence régionale de santé (ARS) et l'Institut national de veille sanitaire (INVS), a pris cette décision au regard du nombre de cas avérés ces dernières semaines.

La pré-alerte épidémique avait déjà été déclenchée le 18 décembre. "La surveillance de l'épidémie s'appuie sur le nombre de cas évocateurs, le nombre de cas confirmés, le nombre de passage aux urgences pour dengue ou encore le nombre de cas hospitalisés", a expliqué à l'AFP Sylvie Cassadou, médecin épidémiologiste de la CIRE Antilles Guyane, le bureau régional de l'INVS.

Tous ces indicateurs ont enregistré une hausse  brutale depuis décembre. Ainsi, les médecins généralistes membres du réseau Sentinelles à Saint-Martin ont constaté respectivement 55 et 57 nouveaux cas évocateurs ces deux dernières semaines. Un nombre nettement supérieur aux valeurs maximales attendues. 27 cas ont été biologiquement confirmés par deux fois ces derniers jours, deux pics encore largement supérieurs à la normale. Depuis le mois d'octobre, sept personnes ont dû être hospitalisées à cause de la dengue, "dont deux en état sévère", rapporte le dernier point épidémiologique de la CIRE Antilles Guyane.

La dengue est le virus le plus transmis par les moustiques, plus précisément les moustiques diurnes du genre Aedes, qui prolifèrent en saison humide. La dengue provoque de la fièvre, des maux de tête, qui peuvent parfois être mortels.