De nouveaux tests dans l’affaire Omar Raddad

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De nouveaux tests dans l’affaire Omar Raddad
@ REUTERS
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Des empreintes ADN, qui ne correspondent pas à celles du jardinier, vont être analysées.

L’expertise pourrait changer la donne. Le parquet de Grasse, saisi de l'affaire Omar Raddad, va demander à un expert d'établir un ou des profils génétiques à partir des traces ADN retrouvées mélangées au sang de Ghislaine Marchal, en 1991. Sur les lieux du crime, les enquêteurs avaient retrouvé deux empreintes ADN masculines dans l'inscription en lettres de sang "Omar m'a tuer". Des empreintes qui ne correspondent pas à celles d’Omar Raddad.

Ces profils génétiques pourraient ensuite être comparés aux millions d’empreintes déjà répertoriées dans le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) et permettre, peut être, de retrouver l’assassin de Ghislaine Marchal.

Rien ne dit, cependant, que l'ADN sera exploitable, qu'il y aura un élément de comparaison probant avec des empreintes déjà connues.

Omar Raddad veut être blanchi

Omar Raddad, grâcié partiellement mais pas innocenté, réclame une révision de sa condamnation de 1994. Le jardinier marocain continue de clamer son innocence dans le meurtre de Ghislaine Marchal, dont il était le jardinier. Il en veut pour preuve ces deux empreintes ADN masculines retrouvées sur les lieux du crime. Mais, depuis 2002, la justice refuse d’ouvrir un nouveau procès.

Pour son avocate, Me Sylvie Noachovitch, cela permettrait à Omar Raddad de tourner la page. "Aujourd’hui, il est handicapé à 80% par sa dépression, il ne supporte plus cette situation et veut être blanchi parce qu’il est innocent" assure t-elle au micro d'Europe 1.