Crash du Concorde: un procès en 2 temps

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Crash du Concorde: un procès en 2 temps
Le crash du Concorde@ Reuters
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Le procès en appel de l'accident s'est ouvert jeudi mais se tiendra en deux temps.

Près de douze ans après le crash s'est ouvert le procès en appel du Concorde, jeudi à Versailles. Le procès se fera finalement en deux temps.

Deux grands absents parmi les prévenus

Deux prévenus manquaient à l'appel à Versailles, jeudi. Après une suspension d'audience, la présidente de la cour d'appel de Versailles, Michèle Luga, a annoncé le rejet de la demande de renvoi général du procès faite par la défense de l'un d'entre eux, Henri Perrier, ex-directeur du programme Concorde chez Aérospatiale, et considéré comme "le père du supersonique".

A cause d'un lourd traitement médical, l'homme de 82 ans, qui a consacré trente ans de sa vie au Concorde, n'a pu assister au procès. Or, unique survivant de cette épopée aéronautique, il est le seul à pouvoir expliquer comment fonctionnait l'avion.

Tous les avocats se sont donc accordés à dire que le procès ne pouvait pas se dérouler sans lui. "Renvoyer la totalité de cette affaire reviendrait à accepter l'éventualité que ce procès ne puisse jamais être tenu, tant l'évolution de santé de M. Perrier apparaît incertaine", a expliqué Michèle Luga. Henri Perrier sera donc jugé plus tard, quand son état de santé le permettra.

Deux cas disjoints

En revanche, suivant la recommandation du parquet général, la cour a décidé de disjoindre les cas d'Henri Perrier et d'un autre ancien employé du constructeur Aérospatiale, Jacques Herubel. Les deux hommes avaient tous deux été relaxés en première instance. Bien que cette solution ne soit pas "parfaite", la cour a renvoyé les deux prévenus  qui "se voient reprocher la même nature de faits, mais pour une période différente" à une audience le 23 janvier 2013.

Le crash de l'avion était survenu le 25 juillet 2000 à Gonesse, près de Roissy. La compagnie Continental Airlines avait été jugée responsable de l'accident qui avait fait 113 morts. Il avait été décidé et jugé en première instance qu'un avion de la compagnie américaine avait perdu une pièce métallique d'environ quarante centimètres, sur laquelle aurait roulé le Concorde, provoquant ainsi l'explosion du pneu et l'embrasement du kérosène.