Corse : le passé de Sollacaro examiné

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Corse : le passé de Sollacaro examiné
Les enquêteurs privilégient la piste du règlement de comptes après l'assassinat de Me Antoine Sollacaro mardi à Ajaccio.
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Les enquêteurs étudient les dossiers traités par Me Sollacaro pour trouver le motif de son assassinat.

"Le mode opératoire fait penser de façon évidente à un règlement de comptes". La mort de l’avocat Antoine Sollacaro, ancien défenseur d'Yvan Colonna, assassiné mardi dans une station-service corse, est l’objet de toutes les attentions des enquêteurs. Les limiers de la police s’intéressent notamment au passé de l’avocat et aux dossiers sur lesquels il travaillait. "Mais toutes les pistes sont exploitées", a fait savoir mardi Xavier Bonhomme, le procureur d’Ajaccio.

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La piste du règlement de comptes privilégiée

Les enquêteurs privilégient la piste du règlement de comptes en lien avec le grand banditisme ou en lien avec une affaire privée. "Dans ses multiples activités ou dans les clients qu'il a croisés, Antoine Sollacaro a sans doute fâché quelqu'un. En Corse, le pardon est difficile", a rappelé sur Europe 1 Alix Deniger, un ancien policier des RG, fin connaisseur du milieu corse.

L’an dernier, lors d’un procès, Me Antoine Sollacaro avait accusé l’adversaire de son client d’être une "balance", un "indic" de la police, selon les informations recueillies par Europe 1. Cet homme avait par la suite échappé à plusieurs tentatives de meurtre avant d’être finalement assassiné en juillet dernier à Ajaccio.

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La scène filmée par une caméra de surveillance

Mardi matin, Me Antoine Sollacaro a été suivi par deux hommes à moto, un pilote et un tireur. Celui-ci a fait feu à plusieurs reprises sur l'avocat avec une arme semi-automatique de calibre 11.43 avant de l'achever d'une balle dans la tête à bout portant, alors que l'avocat s'était arrêté à une station service.  Une dizaine de douilles ont été retrouvées sur place. La scène a été filmée par la caméra de vidéo-surveillance de la station-service.

Une autopsie du corps de la victime doit être pratiquée mercredi. Elle pourrait permettrait d’apporter des éléments supplémentaires dans cette enquête qui a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, chargée notamment des affaires touchant au grand banditisme corse.