Coronavirus : le 2e malade en réanimation

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Coronavirus : le 2e malade en réanimation
@ REUTERS
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Le second patient infecté a des difficultés à respirer et "ses besoins en oxygène se sont aggravés".

L’INFO. Les résultats étaient attendus samedi. Ils sont tombés. Et un deuxième cas d'infection par le nouveau coronavirus a été confirmé, a annoncé le ministère de la Santé dans la nuit. Il s'agit de l'homme qui a partagé la chambre du premier malade - un homme de 65 ans ayant voyagé à Dubaï - pendant quatre jours à Valenciennes, alors que la pathologie respiratoire n'avait pas encore été détectée.

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Ses besoins en oxygène se sont aggravés". L'état de santé du premier malade, âgé de 65 ans, "s'est stabilisé mais reste sérieux", selon le professeur Daniel Mathieu, à la tête du service de réanimation. "Il est probable que nous ne verrons pas d'évolution favorable avant au moins 48 à 72 heures", a-t-il estimé samedi lors d'une conférence de presse. En revanche, le second patient a davantage de difficultés à respirer car "ses besoins en oxygène se sont aggravés", a déclaré une porte-parole du CHRU, soulignant qu'il n'était pas à ce stade placé sous assistance respiratoire, à l'inverse du premier malade. Dimanche, à la mi-journée, il a donc été transféré en réanimation. Un peu plus tard, le professeur Benoît Guéry, du service d'infectiologie du CHRU de Lille, interrogé par France 2, assuré ne pas être qinuiet pour l'avenir de son patient.

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Transmission d’homme à homme possible. L’inquiétude grandit. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé dimanche probable que le nouveau coronavirus, qui a fait 18 morts en Arabie saoudite et en Europe, se transmette de personne à personne. S'exprimant à l'issue d'une visite en Arabie saoudite, le directeur général adjoint de l'OMS, Keiji Fukuda (photo) a fait part de son inquiétude devant le fait que "les différents foyers surveillés dans nombre de pays tendent de plus en plus à accréditer l'hypothèse qu'en cas de contact rapproché, ce nouveau coronavirus peut se transmettre de personne à personne".

Pourtant, le même jour, Benoît Guéry, du service d'infectiologie du CHRU de Lille, a assuré que qu"on ne doit pas s'inquiéter" compte tenu de la localisation "bien définie" du virus (essentiellement l'Arabie Saoudite, Ndlr) et de sa "faible contagiosité". "A partir du moment où on est capable d'individualiser le cas, à partir du moment où on est capable de le prendre en charge avec les mesure adéquates, il y a un risque qui est extrêmement faible d'avoir des contaminations secondaires, sauf bien entendu s'il y avait des mutations du virus", a-t-il conclu.

Mieux prévenir. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a visité samedi matin les deux services accueillant les patients. "La vigilance reste de mise", a ensuite déclaré la ministre en conférence de presse, avant d’annoncer la mise en place d'un système d'information dans les aéroports internationaux pour les voyageurs à destination de la péninsule arabique. Un tract, dont le message a été élaboré par les ministères des Affaires étrangères et de la Santé, sera distribué aux comptoirs des compagnies aériennes. Il est notamment recommandé de prendre des mesures de précaution, comme de se laver les mains régulièrement, mais aussi et surtout d'éviter tout contact avec des animaux.

Vigilance accrue. Les autorités sanitaires françaises ont par ailleurs annoncé dimanche des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus (nCoV), responsable d'une vingtaine de morts depuis l'an passé. Les 38 personnes qui ont été en contact avec ce deuxième malade, aujourd'hui hospitalisé à Lille, essentiellement des gens de son entourage, vont être contactées et surveillées étroitement pour savoir s'il développe des symptômes respiratoires faisant craindre une infection, a annoncé dimanche la ministre de la Santé Marisol Touraine.