Corbeil-Essonnes : deux nouvelles mises en examen

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Corbeil-Essonnes : deux nouvelles mises en examen
@ Reuters
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JUSTICE - Jacques Lebigre et Mamadou Kébé ont été mis en examen à l'issue de leur garde à vue.

L'info. Deux hommes, dont un proche du sénateur UMP Serge Dassault, ont été mis en examen jeudi soir par les juges enquêtant sur un système présumé d'achats de voix à Corbeil-Essonnes. Pour sa part l'industriel de 88 ans, qui a été maire de cette ville de l'Essonne de 1995 à 2009, a vu sa garde à vue levée mais il sera ultérieurement convoqué en vue d'une possible mise en examen.

Le numéro 2 de l'UMP dans l'Essonne, Jacques Lebigre, a été mis en examen pour "complicité d'achats de votes" en lien avec les municipales de 2008, 2009 et 2010 et recel, selon une source judiciaire. Il est également poursuivi pour "complicité et recel de financement illicite de campagne électorale" ainsi que pour des faits de blanchiment.

L'un des intermédiaires présumés du système de corruption électorale, Mamadou Kébé, a pour sa part été mis en examen pour "complicité d'achats de votes" en lien avec les municipales de 2009 et 2010, et pour "recel d'achats de votes". Il a également été mis en examen pour "blanchiment de financement illicite de campagne électorale et de fraude fiscale", "complicité et recel de financement illicite de campagne électorale".

Tous deux ont été laissés libres sous contrôle judiciaire, avec interdiction d'entrer en contact avec les mis en cause.

L'affaire. Au total, cinq personnes sont désormais poursuivies dans ce dossier instruit à Paris depuis mars 2013. Sont également mis en examen l'actuel maire UMP et bras droit de Serge Dassault, Jean-Pierre Bechter, sa deuxième adjointe, Cristela de Oliveira, et Younès Bounouara, 41 ans, un relais de l'industriel dans les cités de Corbeil. L'enquête des magistrats porte sur un possible système d'achat de voix lors des municipales de 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes. Le scrutin de 2008, remporté par l'industriel qui avait arraché la ville aux communistes en 1995, avait été annulé, en raison de dons d'argent aux électeurs, par le Conseil d'État qui ne s'était pas prononcé sur leur ampleur.

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