Copwatch, le site qui fiche les policiers

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Copwatch, le site qui fiche les policiers
@ CAPTURE D'ECRAN COPWATCH
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Le ministre de l’Intérieur a demandé sa fermeture. Plusieurs plaintes ont été déposées.

"Surveillons ceux qui nous répriment". Derrière ce slogan, il y a un site Internet : Copwatch (littéralement "surveillance des flics"). Sur la Toile depuis le 20 septembre, il dévoile les visages et l’identité de policiers d’Ile-de-France et du Nord assortis d’avertissements diffamatoires.

Le site assure vouloir dénoncer les mauvais traitements infligés par les policiers "aux migrants". La méthode utilisée ? Copwatch invite les internautes à participer activement : "servons-nous de caméras vidéos, d'appareils photos numérique pour nous protéger des violences policières".

450 photos, de ce type, ont été répertoriées sur le site :

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© CAPTURE D'ECRAN COPWATCH

Les visages des policiers ont été floutés par nos soins

Plusieurs dépôts de plaintes

Le ministre de l’Intérieur a déposé un référé auprès du tribunal de grande instance pour demander la fermeture du site. Vendredi après-midi, Copwatch était toujours accessible. Claude Guéant a également déposé deux plaintes en diffamation contre ce site Internet, jugeant "ce fichage absolument insupportable et scandaleux".

"Des dizaines de policiers fichés" ont aussi déposé plainte. C’est ce qu’a rapporté le deuxième syndicat de gardiens de la paix, Alliance. L’organisation s’est insurgée contre les méthodes utilisées par les créateurs du site web. "Les gens derrière ce site mettent en difficulté les fonctionnaires de police jusque dans leur vie personnelle en captant des informations privées les concernant sur des réseaux sociaux", dénonce Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat.

Le site Copwatch se veut l'oeuvre d'un "collectif de citoyens souhaitant lutter par la transparence et l'information contre les violences policières". Les auteurs ne donnent aucune information sur leur identité. Seule une adresse mail est laissée pour "seul contact".

Il s’appuie sur une pratique née aux Etats-Unis et qui se revendique comme citoyenne.