Contrôle d'une femme voilée : place à la justice

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Contrôle d'une femme voilée : place à la justice
Quatre personnes sont convoquées par la justice après le contrôle d'identité d'une jeune femme intégralement voilée qui a dégénéré.@ MAX PPP
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Après le contrôle qui a dégénéré à Marseille, quatre personnes sont convoquées.

Trois jours après le contrôle d'une femme intégralement voilée qui a tourné à l'émeute à Marseille, la justice a décidé de convoquer quatre personnes. Elles devront s'expliquer sur les violences commises contre des policiers. Trois fonctionnaires avaient alors été blessés.

Elle hurle pour ne pas être contrôlée

Retour sur les faits. Mardi soir, une jeune femme de 19 ans s'était mise à crier lorsque deux gardiens de la paix avaient tenté de la contrôler en vertu de la législation sur la burqa. Elle se promenait alors seule et en niqab sur une artère de la cité phocéenne. Elle avait refusé d'obtempérer en affirmant aux policiers qu'elle "ne respectait pas les lois de la République".

Ses cris avaient alerté une cinquantaine de personnes, qui avaient rapidement encerclé les deux policiers. Ces derniers avaient dû appeler des renforts. Le ton était monté, des insultes et des coups avaient ensuite fusé.

4 personnes devant la justice

Trois personnes - une jeune femme et deux hommes - comparaîtront donc le 6 septembre devant le tribunal correctionnel. La quatrième, âgée de 17 ans, est convoquée le 14 août devant le juge des enfants. Tous les quatre ont été entendus dès jeudi par la police et devront répondre de faits de violences volontaires en réunion pratiqués sur des policiers, ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours.

Ces convocations devraient satisfaire les syndicats de policiers. Ils avaient déclenché une polémique dès le lendemain des faits. Ils reprochaient au parquet de ne pas avoir, dans un souci d'apaisement en période de ramadan, pris de mesure de garde à vue à l'issue des interpellations.

Une enquête administrative a parallèlement été ouverte sur ces faits. Car des personnes impliquées dans l'affaire s'étaient plaint "de violences illégitimes de la part des policiers", selon le parquet. Le cabinet de discipline de la Direction départementale de la sécurité publique a été saisi.