Contre le cyber-harcèlement entre élèves

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Contre le cyber-harcèlement entre élèves
@ MAXPPP
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Une convention a été signée lundi entre l'Education nationale et l’association e-Enfance.

La lutte contre le harcèlement scolaire, qui touche un élève sur dix selon une étude de l'UNICEF, doit passer par un meilleur contrôle d’Internet. Une convention visant à prévenir le harcèlement à l'école via les réseaux sociaux, notamment Facebook, a été signée lundi matin par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel et l'association e-Enfance. Cette convention donnera les moyens aux chefs d'établissements de réagir rapidement.

Des comptes Facebook bloqués ou fermés

Luc Chatel a indiqué que des comptes Facebook pourraient être "bloqués, voire fermés" dans les cas de cyber-harcèlement entre élèves, et les parents de la victime pourraient être incités à déposer plainte dans les cas les plus graves.

"Aujourd’hui, les enfants qui se harcèlent le font aussi systématiquement en ligne", indique Justine Atlan, directrice de l'association e-Enfance. Pour cela, les élèves créent un faux profil ou un groupe sur Facebook pour insulter leur camarade.

Un guide pour les chefs d'établissements

Un guide devrait être publié à la rentrée, en ligne et en format papier, pour expliquer aux chefs d'établissements la procédure du signalement à suivre lors de cas de cyber-harcèlement avérés. "Ces cas seront transmis par les chefs d'établissements à e-Enfance qui elle-même les transfèrera à Facebook. Ce dernier les prendra en charge de manière rapide, efficace et adaptée à la gravité des faits", a dit le ministre. Les sanctions auront un "effet gradué, avec la possibilité d'aller au blocage du compte, voire à sa fermeture quand la situation le justifiera", a-t-il expliqué.

D'autres actions pourront intervenir : des "sanctions éducatives" dans l'école, et "pour les cas les plus graves, l'Education nationale pourra inciter les parents de l'élève victime à déposer plainte". "S'il y a harcèlement manifeste à l'égard des enseignants, je les incite à porter plainte", a-t-il ajouté.