Comparution reportée pour Delarue

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Comparution reportée pour Delarue
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L'animateur n'assistera pas à l'ouverture de son procès, lundi devant le tribunal de Nanterre.

Il ne sera pas dans le box des accusés. Affaibli par son cancer, Jean-Luc Delarue, n’assistera pas lundi à l’ouverture de son procès pour acquisition et détention de cocaïne devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

Comparution reportée à février

L'animateur ne comparaîtra finalement qu'à compter du 1er février 2013, en raison de son état de santé, a décidé lundi le tribunal de Nanterre. Quelques minutes après l'ouverture de l'audience, la 12e chambre correctionnelle de Nanterre s'était retirée pour statuer sur l'absence de deux des 18 prévenus jugés dans cette vaste affaire de trafic de cocaïne dans laquelle est impliqué l'animateur de télévision de 48 ans, atteint d'un cancer.

"Les hospitalisations dont il fait l'objet se succèdent, sont de plus en plus longues et son état de santé actuel le rend aujourd'hui incapable de pouvoir s'expliquer comme il aurait souhaité le faire", avait regretté la veille son avocat Me Nicolas Huc-Morel.

1.800 euros par semaine

VIP était le nom de code donné à Jean-Luc Delarue par ses fournisseurs. La star de la télé était aussi le plus gros client de ce réseau de trafic de cocaïne. Chaque semaine, il dépensait 1.800 euros pour 20 grammes de cocaïne. Une consommation colossale que le producteur a reconnu lors de son interpellation le 14 décembre 2010, à son domicile parisien, où 15 grammes avaient été saisis.

Cette arrestation avait cependant été vécue comme un "choc salutaire", malgré sa mise à l'écart dès le lendemain de l'antenne de France 2. A l'époque, les policiers enquêtaient, après un renseignement anonyme, sur un vaste trafic de stupéfiants basé dans les Hauts-de-Seine et dirigé par téléphone par un homme surnommé "KIKS".

"Ça n’a aucun intérêt de le poursuivre"

Pour maître Cohen-Saban, avocat du principal organisateur du réseau, l'absence de Jean-Luc Delarue, simple consommateur, est une bonne chose. "Jean-Luc Delarue n’est qu’un client parmi 24 ou 25 autres. Ça n’a aucun intérêt de le poursuivre", souligne Me Cohen-Saban sur Europe 1. "D’ailleurs, je n’ai pas très bien compris que le parquet choisisse de poursuivre tous les usagers alors qu’il est d’usage de ne les poursuivre que par le biais d’une injonction thérapeutique", insiste l'avocat. "C’est une affaire assez banale parce que beaucoup de personnes ont mis au point ce genre de trafic qui ressemble en réalité à une livraison de pizzas ou de sushis mais totalement illégale puisqu’il s’agit de cocaïne", conclut-il.

Des commandes par SMS

Jusqu'au 6 juillet, membres du réseau de ce réseau alimentant le milieu branché parisien mais aussi clients publicitaires, patrons de galeries d’art qui passaient commande avec de simples SMS, s’expliqueront devant le tribunal correctionnel de Nanterre.