Comment sont morts les "grands hommes" ?

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Comment sont morts les "grands hommes" ?
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On a coutume de dire qu’on est tous égaux devant la mort. Pourtant certaines figures sont parties plus ou moins dignement. 

A la Toussaint, les tombes des catholiques fleurissent et les gens se rappellent de leurs ancêtres. Isabelle Bricard a choisi de rendre hommage aux personnes célèbres. "La mort des grands hommes" (édition du Cherche Midi), se présente sous forme de dictionnaire et raconte, de l'Antiquité à nos jours, les détails plus ou moins glorieux des hommes qui ont fait l’histoire. Europe1.fr vous propose une petite liste non exhaustive de grands hommes qui ont marqué leur époque, jusqu'à la dernière seconde. 

Attila. Le grand chef guerrier des Huns a fait plier devant lui des armées et conquis une grande partie de l’Europe. Mais c’est dans son sommeil, la nuit de ses noces que le roi meurt, étouffer dans un saignement de nez.

Balzac. L’écrivain avait créé plus de 3.000 personnages. Peu avant son trépas, il a choisi de faire appel à l’un d’eux : "Appelez Bianchon ! Seul Bianchon peut me sauver !". Le médecin de la Comédie humaine n’a finalement rien pu faire.

Cyrano de Bergerac. Célèbre pour avoir manié aussi bien le verbe que l’épée, le libre penseur a fini par succomber à une chute de poutre.

Charles De Gaulle. La figure de la résistance française, l’homme de la Ve République est mort en jouant aux cartes. Il a été terrassé par une rupture d’anévrisme en pleine partie de patience.

Eschyle. Il est l’un des pères de la tragédie grecque mais sa mort touche au comique. Il se baladait quand une tortue, lâchée par un aigle, lui a fracassé le crâne.

Félix Faure. Le président de la IIIe République au pouvoir lors de l’affaire Dreyfus était connu pour aimer les femmes. Il est mort à l’Elysée dans les bras de sa maîtresse. L’histoire retiendra une phrase attribuée à Georges Clémenceau sur le défunt : "Il voulait être César, il ne fut que Pompée".

Mata Hari. L’ancienne danseuse exotique, condamnée à mort pour intelligence avec  l’ennemi, a conservé son sens du spectacle jusqu’au bout. Face au peloton d’exécution, elle aurait refusé le bandeau et lancé un dernier baiser aux soldats, comme à un public, avant de s’écrier : "Quelle étrange coutume des Français que d'exécuter les gens à l'aube !"

Joseph Kessel. Le résistant, auteur du "Chant des partisans" et du "Lion", avait demandé à être enterré avec un terrible animal : son ours en peluche.

Albert Londres. Le plus célèbre des journalistes français est mort dans l'incendie du Georges Philippar, un navire qui le ramenait de Chine. Triste fin pour l’écrivain. La rumeur prétend que l’accident était un attentat et que le reporter revenait en France avec un scandale dans ses bagages, sans que cela ne puisse être confirmé.

Charles Péguy. L’écrivain fut lieutenant pendant la Première guerre mondiale. Face aux mitrailleurs allemands, il ordonne à ses hommes de se coucher. Lui restera debout et mourra en criant : " Tirez, tirez nom de Dieu !".