Combien coûte à la France la guerre en Libye ?

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Combien coûte à la France la guerre en Libye ?
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Les frappes pourraient bien creuser un budget de la Défense très resserré. Bilan provisoire.

Plus de 10.000 euros l’heure de vol d’un rafale, 300.000 à 350.000 euros le missile de moyenne portée ASM, etc. Les frappes de la coalition en Libye sont peu nombreuses, mais elles pourraient finir par coûter très cher à la France, initiatrice de l’intervention.

Surtout avec un budget Défense resserré, précise Libération, qui consacre mercredi une page à ce sujet. 8.000 suppressions de postes sont en effet prévues en 2011, pour un budget de 31 milliards d’euros.

Des appareils très onéreux

La résolution 1973 de l’ONU, qui a permis une intervention, prévoit la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne. Depuis samedi, l’aviation française assure donc des raids près de Benghazi, dans le but de protéger les populations civiles.

Mais à raison de 10.000 à 13.000 euros l’heure de vol d’un Rafale - hors carburant -, et de 10.000 à 11.000 euros celle du Mirage 2000, la facture montre très vite. D’autant que, dans le cas de l’intervention en Libye, il faut y ajouter le coût du carburant, lié aux deux heures à deux heures et demie de trajet entre Solenzara, en Corse-du-Sud, où sont basés les avions français, et l'Etat africain. Deux autres rafales, eux, décollent de Saint-Dizier, dans la Marne.

Avec 55 sorties, les Rafale et Mirage 2000 français totalisaient lundi soir plus de 400 heures de vol, note l’Agence France-Presse, qui souligne que ces estimations de coût n’incluent pas le prix du carburant.

Des coûts qui seront largement réduits à l’arrivée prochaine du porte-avions Charles de Gaulle près des côtes libyennes. Les allers-retours France-Libye seront alors évités.

Des bombes très chères

Les bombes guidées laser et les missiles de moyenne portée ASM, produits par Sagem valent entre 300.000 et 350.000 euros. Un coût très élevé, mais pourtant inférieur à ceux des missiles Tomahawk américains.

Un débat au Royaume-Uni

Une polémique sur le coût de l’intervention est notamment née au Royaume-Uni. L’allié de la France voit son budget de la Défense baisser de 8% en quatre ans.