Coluche: pourquoi le photographe cible les Restos

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Coluche: pourquoi le photographe cible les Restos
@ MaxPPP
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INTERVIEW E1 - Le photographe explique pourquoi il veut être indemnisé pour l’utilisation du cliché.

La colère. "Trop bon, trop con, Gaston !" C’est un photographe en colère qui s’est confié mercredi au micro d’Europe 1. Gaston Bergeret, l’auteur de la photo de Coluche qui trône depuis 27 ans sur les murs des Restos du Cœur explique pourquoi il a entamé une procédure judiciaire en vue d’obtenir des droits d’auteur pour ce cliché. Il veut protester contre une utilisation qu'il juge abusive du célèbre portrait de Coluche, outre-passant l’accord oral qu’il avait passé avec l’humoriste.

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Une mise au point. "Je ne conteste pas le fait que je leur ai prêté gracieusement la photo pour tous les accueils de lieux de distribution. C'est quelque chose que je n'ai d’ailleurs jamais contesté. Je persiste et je signe : elle appartient à tous les bénévoles", précise d’emblée Gaston Bergeret. Une mise au point qui intervient alors que l'association avait demandé mardi à tous ses responsables de faire retirer la photo incriminée, faute d'accord à l'amiable avec le photographe.

Une photo prêtée "gracieusement" :

Des abus. Ce que Gaston Bergeret n’accepte pas, c’est l’exploitation commerciale qui est faite de sa photo ou les déformations qu’elle subit sans son autorisation. Ainsi, lors du dernier spectacle des Enfoirés, les artistes portaient un tee-shirt orné de la photo de Coluche, sur laquelle une moustache a été ajoutée. "Qu'ils s'adressent à moi et qu'ils me demandent la permission quand ils ont des idées saugrenues et imbéciles", s’insurge le photographe.

Respecter l’œuvre. "Cette photo, elle est belle en soi, mais qu'ils la laissent comme ça. Ils n'ont pas le droit de la trafiquer, de la découper, de la mettre en morceau", réclame-t-il. "C'est un commerce tout ça. Moi je ne suis pas d'accord, je ne trempe pas là-dedans", dénonce Gaston Bergeret. "Je veux reprendre le gouvernement de cette image", poursuit-il. Avant de conclure, à l’adresse de "tous ceux qui sont dans les bureaux à Paris" : "leur devoir, c'est de respecter les droits du photographe".