Clearstream : "Villepin a peur"

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Clearstream : "Villepin a peur"
@ REUTERS
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Europe1.fr a suivi de l’intérieur le procès Clearstream qui s’est ouvert lundi.

19h30 : Me Olivier Metzner répond à Imad Lahoud : "On ne se concerte aucunement. Nous n'avons aucun intérêt commun", répond l'avocat de Dominique de Villepin, Me Olivier Metzner en sortant du prétoire. "Je pense que Lahoud tombe dans les pièges tout seul et qu'il n'y a pas besoin d'en poser", assène-t-il.

19h28 : "Dominique de Villepin a voulu éliminer Nicolas Sarkozy. Il a peur. Il ment. Que va-t-il devenir s'il est condamné ?". Face aux caméras, Imad Lahoud enfonce le clou. "Dominique de Villepin a une communauté d'intérêts avec Jean-Louis Gergorin (ndlr: un autre prévenu) pour faire de moi un bouc-émissaire", répète-t-il encore à la sortie de l'audience.

Lahoud

19h04 : Thierry Dalmasso a de nombreuses autres questions. Il les posera mercredi matin. L'audience est suspendue.

19h00 : Me Thierry Dalmasso, conseil de Jean-Louis Gergorin, interroge Imad Lahoud et évoque - de nouveau aujourd'hui - l'affaire du compte japonais de Jacques Chirac.

18h46 : Joël Bouard, partie civile, tente un nouveau coup de théâtre. Il se lève du fond de la salle, s'approche du micro et assure à la présidente qu'il a changé d'avis : il veut rester partie civile. La présidente de la Cour s'agace et le fait taire. Il est raccompagné par la police à sa place.

18h39 : Me Paul-Albert Iweins, avocat de Jean-Louis Gergorin interroge Imad Lahoud sur ses déclarations contradictoires. Puis, il lui demande s'il connaissait personnellement Oussama Ben Laden. "Oui, je le connaissais personnellement", répond Imad lahoud froidement, provoquant des sourires dans la salle.

17h00 : "Oui, Jean-Louis Gergorin faisait fabriquer des faux et m'a demandé de faire des faux", raconte encore Imad Lahoud.

16h48 : "Jean-Louis Gergorin m'a dit : tu vas être le bouc émissaire de cette affaire", lâche Imad Lahoud, soudain beaucoup plus à l'aise. Mais les trois magistrates ne le lâchent pas.

16h43 : "J'ai nié l'évidence tant lors de ma garde à vue que lors de l'instruction", ajoute encore Lahoud, assénant : "avec Jean-Louis Gergorin, nous étions pris en main, dès le début de l'instruction, par Dominique de Villepin".

16h40 : "Je suis coupable, Jean-Louis Gergorin est coupable, Dominique de Villepin est coupable", dénonce Lahoud qui dit avoir menti sous ordre lors de Clearstream I. "Quand on veut couvrir les coupables, on est obligé de mentir", ajoute-t-il pour expliquer son attitude lors de la première instruction. "Il fallait tout nier pour couvrir Jean-Louis Gergorin et couvrir Dominique de Villepin", martèle-t-il. "Jean-Louis Gergorin me demande de le couvrir, de toujours nier, durant toute l'instruction, et c'est ce que j'ai fait."

16h20 : Imad Lahoud reprend du poil de la bête : "A cette époque j'ai vu Gergorin 300 fois, 3 fois par jour". Jean-Louis Gergorin, lui , n'a noté aucun rendez-vous.

15h58 : Imad Lahoud, nerveux, hausse les épaules, plie les jambes, se retourne sans cesse vers ses avocats.

15h10 : Imad Lahoud est à la barre. Il explique chronologiquement qu'il a géré les comptes de la famille ben Laden, rencontré Jean-Louis Gergorin et été recruté à la DGSE. Sa rencontre avec le général Rondot intervient, elle, après que la DGSE se soit débarrassée de lui. Imad Lahoud soutient que c'est Jean-Louis Gergorin qui le payait pour travailler à la DGSE. Il parle de services secrets, de lutte anti-terrorisme, d'appels dans des cabines téléphoniques.

15h00 : "On ne présente pas n'importe qui à la CIA", explique encore Gergorin pour vanter les mérites d'Imad Lahoud, rappelant encore une fois, à quel point, il le trouvait brillant.

14h50 : Jean-Louis Gergorin raconte sa rencontre avec Imad Lahoud. Il le décrit comme un homme "intelligent", bénéficiant de la bonne aura de son frère "très positivement connu", explique-t-il. Peu après, Lahoud est embauché comme consultant chez EADS. Le contrat prévoit une rémunération de 7.000 euros par mois. La présidente souligne que ce recrutement est entouré de beaucoup de confidentialité...

Gergorin

14h40 : Me Metzner interroge la présidente de la Cour : "Avez vous reçu une lettre de l'épouse d'Imad Lahoud" ? La présidente : "Non". L'avocat de Dominique de Villepin, Me Metzner, s'étonne alors que le journal Le Monde produise cette lettre. Imad Lahoud précise que le courrier de sa femme a été envoyée vendredi dernier, "en recommandé".

14h34 : Lapsus de la présidente de la Cour qui parle de "question prioritaire de culpabilité", provoquant l'hilarité de la salle. La QPC est rejetée.

14h20 : La Cour se retire pour examiner la QPC, la question prioritaire de constitutionnalité, de Joël Bouard.

14h17 : L'audience reprend et un inconnu, ni partie civile, ni intimé, prend la parole pour soutenir la QPC de Bouard.

12h43 : A la sortie, Me Metzner, avocat de Dominique de Villepin, assure que "la Cour n'a pas, à ce jour, reçu de lettre d'Anne Gabrielle Heilbronner, l'épouse d'Imad Lahoud, dont il dénonce "les mensonges à répétition".

Metzner

© EUROPE 1

12h40 : L'audience est suspendue et reprendra à 14 heures.

12h30 : L'intervention de Joël Bouard déclenche l'hilarité. Il demande à la présidente d'interdire que la "salle se moque" de lui. Il finit par dire qu'il ne reviendra pas au procès et se fera représenter, parce qu'il "n'a pas que ça à faire". Il est escorté vers la sortie par deux policiers. "On nous traite comme des chiens", lance-t-il.

12h26 : L'audience tourne au cirque. La partie civile, Joël Bouard, régulièrement auteur d'esclandres, prend la parole, refuse de parler dans le micro et pose une QPC, une question prioritaire de constitutionnalité ... "Je vous demande de ne pas diriger ma plaidoirie", s'enflamme-t-il. "Je demande à savoir ce que c'est cette constitution, ce président de la République et cette magistrature", demande-t-il, refusant de se taire.

12h20 : Metzner s'énerve après la prise de parole du parquet. "Est-on complice du complice ou complice de l'auteur principal" ?, demande-t-il.

12h15 : Le parquet explique, à son tour, pourquoi il fait appel contre Dominique de Villepin.

12h12 : Jean-Louis Gergorin explique qu'il s'est fié "au général Rondot. Et j'ai compris trop tard que les listings étaient faux".

12h11 : La lecture du rappel des faits se termine. Imad Lahoud explique pourquoi il a fait appel du jugement Clearstream I. "Je reconnais une part de responsabilité madame. Mais je vous demande de tenir compte... J'ai totalement changé de vie".

11h45 : La présidente Christiane Beauquis - qui parle depuis bientôt deux heures - reprend son souffle. "Ce rapport est un peu long", dit-elle. L'avocat de Jean-Louis Gergorin lui propose un verre d'eau. Rires dans la salle. Soupirs dans la salle.

11h05 : "Mais qui est donc l'auteur du rapport que lit mot à mot Mme Beauquier (Christiane Beauquis) sans lever le regard, le ton monocorde ?", écrit sur Twitter, l'avocat Jean-Marc Fedida, présent dans la salle. Le ton est-il trop monocorde ? En tout cas, six personnes quittent la salle.

10h52 : Alors que l'attention se relâche clairement, le journaliste Edwy Plenel fait son entrée, en guest star.

10h35 : L'avocat d'Alain Madelin, partie civile, @JeanMarcFEDIDA tweete pendant que la présidente rappelle les grandes lignes de l'affaire.

10h26 : Les avocats s'ennuient, Dominique de Villepin regarde ses chaussures, les journalistes lisent leur horoscope et parlent de Ben Laden... La présidente, elle, rappelle les faits.

10h00 : Vient le tour de Dominique de Villepin. A la barre, il explique être avocat, père de trois enfants et gagner 20.000 euros par mois. Auxquels des conférences viennent s'ajouter. C'est au tour de la salle de sourire...

09h56 : A la barre, Lahoud cherche ses mots, semble confus, voire perdu. Il annonce gagner 2.000 euros net par mois.

09h50 : Jean-Louis Gergorin se lève, il est le premier à être appelé pour décliner son identité. Il explique gagner 11.000 euros par mois.

09h40 : Denis Robert et Philippe Rondot seront entendus le 11 mai, annonce la présidente Christiane Beauquis.

09h30 : Le frère d'Imad Lahoud ne viendra pas témoigner. "Il voyage pour trois semaines", explique un avocat. A cette annonce, Dominique de Villepin rit...

09h26 : Nicolas Sarkozy est juridiquement toujours présent dans ce procès, en sa qualité de partie civile "intimée"

09h17 : La Cour rentre. Le second procès Clearstream est ouvert.

09h00 : Avocats, prévenus discutent tranquillement. L'ambiance est plus que détendue avant l'ouverture de l'audience. Seul Imad Lahoud a les traits tendus.

08h55 : Dominique de Villepin arrive, élude Clearstream et parle de Ben Laden. "Ce matin, je ne pense pas à moi, mais à ces milliers d'hommes et de femmes qui sont tombés sous le coup de la haine de Ben Laden", lance-t-il, tel un ministre des Affaires étrangères. Puis, il rentre et s'installe dans la salle. "Je veux croire que les pays occidentaux sauront tirer les leçons de ces 10 dernières années. Je veux croire qu'ils sauront éviter les tentations d'un amalgame trop souvent commis par l'administration Bush entre guerre contre le terrorisme et confrontation avec l'islam", ajoute-t-il.

08h50 : Tendu, Imad Lahoud arrive dans la salle d'audience.

La salle Clearstream

© EUROPE 1

07h20 : Selon les informations d'Europe 1, Anne Gabrielle Heilbronner, l'épouse d'Imad Lahoud qui travaillait comme conseiller auprès du ministre des Affaires étrangères, confirme que son mari Imad Lahoud et Dominique de Villepin se connaissaient et qu'ils étaient en contact pendant l'affaire Clearstream, dans une lettre envoyée à la présidente de la Cour d'appel.

07h00 : A partir d’aujourd’hui et jusqu’au 26 mai, la chambre 5-12 de la cour d’appel de Paris, spécialisée dans les affaires financières, juge Imad Lahoud, Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin. L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, relaxé en première instance, a dit dimanche aborder les débats "sereinement". A la différence de 2010, le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a renoncé à faire appel. Il n’est pas partie civile.