Classement Pisa : mauvaise note pour l’école française

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Classement Pisa : mauvaise note pour l’école française
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ÉDUCATION - Notre système éducatif perd encore des points dans le classement mondial et atterrit à la 25e place.

L’info. Le ministre de l’Education Vincent Peillon avait donné le ton fin octobre, en prévoyant un mauvais score pour la France dans le classement Pisa, établi tous les trois ans par l’OCDE. Une tendance qui s’est vérifiée puisque le système éducatif français s'est nettement dégradé à en croire cette étude qui place la France au 25e rang sur 65 pays. Pire, au-delà de ce score global en baisse, l’OCDE souligne que les inégalités ne cessent de se renforcer et le nombre d'élèves en échec scolaire de grandir.

C’est quoi ce classement ? Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) évalue les compétences de plus de 510.000 jeunes de 15 ans dans les domaines de la lecture, des mathématiques et des sciences. Il permet ainsi de comparer les performances des systèmes éducatifs, même s’il est contesté, tant dans sa méthode que pour ses résultats.

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La France décroche. Dans l’édition 2012, la "performance" des élèves français en mathématiques a diminué de 16 points entre 2003 (511) et 2012 (495), ce qui, en neuf ans, fait passer la France des pays dont la performance est supérieure à la moyenne de l'OCDE aux pays dont la performance est dans la moyenne de l'OCDE (494 dans l'étude 2012).

S'agissant de la compréhension de l'écrit, les résultats de la France sont meilleurs (505 points contre 496 dans Pisa 2009), au-dessus de la moyenne des pays de l'OCDE (496). Une amélioration observée depuis 2009, après un recul sensible dans les études 2003 et 2006. En sciences, le niveau de la France reste stable depuis 2006 avec 499 points (contre 501 en moyenne dans les pays de l'OCDE et 498 points dans Pisa 2009).

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Et devient une modèle d’inégalités. Au-delà de ce décrochage du modèle français, une autre tendance inquiète : l'OCDE souligne le creusement du fossé entre "très bons" et "très mauvais" élèves. Le "mal français", qui empire selon l'OCDE, réside dans la corrélation entre l'origine sociale des élèves et leurs résultats à l'école, "bien plus marquée que dans la plupart des autres pays de l'OCDE". Le verdict de l'étude est alarmant : "En France, le système d'éducation est plus inégalitaire qu'il ne l'était neuf ans auparavant. En d'autres termes, lorsqu'on appartient à un milieu défavorisé, on a aujourd'hui moins de chance de réussir en France qu'en 2003".

Qui sont les bons élèves ? Principalement les pays asiatiques, puisqu’ils occupent les sept premières places de ce classement. Suivent ensuite cinq pays européens (Liechtenstein, Suisse, Pays-Bas, Estonie, Finlande). On retrouve en fin de classement le Qatar, l'Indonésie et le Pérou, mais sur un classement qui comprend que 65 pays.