Chatel tente de rassurer les professeurs

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Chatel tente de rassurer les professeurs
@ MaxPPP
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Les enseignants du lycée de Thiais ont exercé leur droit de retrait et feront de même mercredi.

Après Vitry-sur-Seine, le lycée de Thiais, dans le Val-de-Marne, a été le théâtre d’une nouvelle agression. Les professeurs du lycée Guillaume-Apollinaire ont décidé mardi d'exercer leur "droit de retrait" et de ne pas reprendre les cours après l'agression au cutter, mardi, d'un élève pendant un cours de gymnastique. Mardi après-midi, ils ont voté la poursuite de leur mouvement mercredi et réclament des moyens humains face à une "situation d'une exceptionnelle gravité".

Les enseignants ont décidé à "une très forte majorité d'exercer leur droit de retrait", a déclaré Marianne Boucheret, professeur au lycée. "On veut des moyens pour empêcher les tensions, on veut pouvoir transmettre le savoir dans de bonnes conditions", a-t-elle ajouté, précisant que les sept caméras déployées dans l'établissement "ne réglaient rien".

"Ce serait inadmissible de faire cours. On a peur, les élèves ont peur. On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé", a déclaré un autre professeur.

Lundi vers midi, un élève de 17 ans a été attaqué au cutter et frappé à coups de battes de base-ball par six personnes pendant un cours d'éducation physique dans un gymnase jouxtant le lycée, qui fait face à une cité HLM. Cette agression fait suite à un autre incident dans un lycée de la ville voisine de Vitry-sur-Seine.

Chatel annonce des Etats généraux

"Je réunirai, au début du mois d'avril rue de Grenelle au ministère, des Etats généraux de la sécurité à l'école", a déclaré le ministre de l’Education Luc Chatel, face à la multiplication des faits divers dans des établissements scolaires.

"Il faut qu'à un moment les représentants des collectivités locales, les sociologues, l'Observatoire de la délinquance, l'Observatoire de la violence à l'école, puissent plancher avec un peu de recul sur la question de la violence à l'école", a-t-il ensuite ajouté.

Le ministre a promis une nouvelle fois "la tolérance zéro" et a souhaité "accélérer le plan de sanctuarisation" des établissements scolaires : "Il est un moment où l'ensemble de la communauté éducative doit faire front face à de nouveaux phénomènes de violence".

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