Chatel : "c'est une bagarre qui a mal tourné"

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Chatel : "c'est une bagarre qui a mal tourné"
Luc Chatel : c'est une "bagarre qui a mal tourné" dans "un collège tranquille"@ EUROPE 1
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Le ministre s'est rendu mardi dans l'Hérault , après la mort de Clara, une collégienne de 13 ans.

"Un tel drame, c'est inadmissible. C'est inacceptable", a réagi, mardi sur Europe 1, Luc Chatel après le décès d'une adolescente à Florensac, dans l'Hérault, battue à mort devant son collège par un adolescent. "Le collège où les faits ont eu lieu ne connaît pas de difficultés particulières, c'est un établissement tranquille... C'est une bagarre qui a mal tourné", a ensuite expliqué le ministre de l'Education nationale.

"Il y a eu altercation pour des raisons sentimentales", a estimé le ministre avant de préciser : "Il y a eu une bagarre et cette jeune fille est tombée fortement par terre (...). Il y avait des assistants d'éducation à la sortie de ce collège qui ont essayé de s'interposer et qui malheureusement n'ont pu faire grand chose".



Le dispositif de sanctions "revu à la rentrée"

L'Education nationale est en train de mettre en place, selon lui, un module de formation des enseignants sur la tenue de classe et des chefs d'établissement. "Le dispositif de sanctions à l'école sera également revu à la rentrée", a ajouté le ministre.

Lundi, une fille de 13 ans a succombé à ses blessures, après avoir été frappée devant son collège, à Florensac, un village près de Béziers, par un garçon d'une quinzaine d'années. A l'origine de ce drame : une dispute entre la jeune victime et la soeur de l'adolescent, qui aurait voulu la venger. Cette dernière et sa mère avaient d'ailleurs porté plainte lundi matin contre la victime selon la gendarmerie.

Chatel s'est rendu sur place

A la demande du président de la République, Luc Chatel s'est rendu sur place mardi après-midi. Il a demandé au recteur et à l'inspecteur d'académie d'"être aux côtés de la communauté éducative, sous le choc". "J'ai tenu à être présent au côté de la communauté éducative parce que l'école est en deuil, toute l'école de France", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas l'école qui est violente. L'école est le reflet de la société", a par ailleurs commenté Luc Chatel, rappelant travailler pour améliorer la sécurité à l'école. Les parents de la victime ont refusé de le rencontrer. Le ministre est par ailleurs reparti sous les sifflets et les huées d'une partie des badauds et des élèves qui stationnaient derrière des barrières près de l'établissement.