Changer de smartphone, la galère ?

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Changer de smartphone, la galère ?
Les utilisateurs de smartphones considèrent que changer de smartphone est de plus en plus difficile.@ MAXPPP
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Les utilisateurs de smartphones considèrent que changer d'appareil est de plus en plus difficile.

Un écran d'iPhone fêlé, une batterie de Blackberry faiblarde... Autant de petits maux dont peuvent souffrir les nouveaux smartphones mais avec lesquels leurs utilisateurs ont appris à compter tant il peut être contraignant d'en changer. Selon une étude du cabinet GfK, les consommateurs trouvent que changer de smartphone devient de plus en plus compliqué.

Du temps pour maîtriser toutes les applications

Transférer des données d'un appareil à un autre ou encore devoir se familiariser à de nouvelles applications sont autant de freins au changement. Surtout quand on a le sentiment de maîtriser enfin, souvent après beaucoup d'efforts, les nombreuses fonctionnalités de son téléphone intelligent.

"Pour quelqu'un qui est moyennement doué dans les nouvelles technologies, changer de téléphone signifie trois semaines de cafouillage", estime Marie, une jeune retraitée, qui s'est enfin décidée à changer de téléphone. Sa solution pour ne pas trop galérer : "choisir un appareil de la même marque". "On retrouve dans le menu, les mêmes choses à la même place. Cette fois-ci, je n'ai eu aucun mal à m'habituer", explique-t-elle sur Europe 1.

Le principal frein au changement de smartphone est effectivement souvent la peur de changer de marque, donc de logiciels. Devoir transférer des tonnes de données, patiemment stockées, est vécu comme une corvée. En particulier, par les utilisateurs d'iPhone, note Hervé Bridoux du cabinet GFK.

Plus facile de changer de banque que de smartphone ?

Un utilisateur d'iPhone sur cinq considère même qu'il lui serait plus difficile de changer de smartphone, que de banque. "Ils ont construit leur univers personnel au sein de l'univers Apple. Ils ont créé leur mini vie privée au sein de leur smartphone et se disent que s'ils changent, ils vont devoir tout reconstruire", analyse Hervé Bridoux.