Ces emplois fictifs imputés à Chirac

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Ces emplois fictifs imputés à Chirac
La jonction des deux volets des affaires d'emplois fictifs présumés à la mairie de Paris avait été confirmée par le tribunal correctionnel de Paris en janvier dernier.@ REUTERS
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ZOOM - L'ex-président a été déclaré coupable jeudi. Une condamnation qui recouvre deux affaires.

L'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, instruite à Nanterre et à Paris, pour laquelle Jacques Chirac a été condamné jeudi à deux ans de prison avec sursis, remonte au début des années 90 quand il était maire de la capitale. Mais de quels emplois fictifs parle-t-on exactement ? Europe1.fr fait le point.

Les emplois fictifs de Nanterre

Contexte. Le dossier porte sur sept emplois de permanents du RPR financés en 1990-1994. La justice a été saisie de l'affaire en 1995. Mais le cas de Jacques Chirac a été disjoint par le juge d'instruction, dans l'attente de la fin de son mandat présidentiel. Son immunité a pris fin en mai 2007.

Déroulement de l'affaire. Mis en examen pour "prise illégale d'intérêt" le 18 décembre 2009, Jacques Chirac est renvoyé en correctionnelle en novembre 2010 par un juge d'instruction de Nanterre, alors que le parquet a requis un non-lieu. L'ancien Premier ministre Alain Juppé avait déjà été condamné en 2004, en qualité d'ancien adjoint de Jacques Chirac chargé des finances et de secrétaire général du RPR. En avril 2005, l'UMP avait conclu un accord d'indemnisation avec la Ville de Paris pour le remboursement de près de 890.000 euros.

Explications de Chirac. Devant le juge, l'ex-président a récusé l'idée d'un "système organisé" et souligné qu'il ne suivait pas à l'époque le fonctionnement quotidien du RPR.

L'affaire des "chargés de mission" (volet parisien) :

Contexte. L'affaire, instruite depuis 1999 après la plainte d'un contribuable, porte sur 21 emplois présumés de complaisance créés entre 1992 et 1995.

Déroulement de l'affaire. Mis en examen en 1997, Jacques Chirac est renvoyé en correctionnelle le 30 octobre 2009 par une juge d'instruction de Paris pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance". Le parquet requiert un non-lieu. Un accord est signé à l'automne 2010 entre Jacques Chirac, l'UMP et la Ville de Paris, portant sur le remboursement total de 2,2 millions d'euros à la Ville, qui renonce en échange à se porter partie civile. Le procès de l'ancien maire de Paris débute en mars 2011. Il est toutefois renvoyé pour raisons de procédure. Il se tient finalement du 5 au 23 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris mais Jacques Chirac, 79 ans, n'y assiste pas, rapport médical à l'appui. Le parquet plaide la relaxe.

Explications de Chirac. L'ex-président déclare en novembre 2009 n'avoir "rien à (se) reprocher". Deux ans plus tard, Jacques Chirac assure toujours n'avoir commis "aucune faute, ni pénale ni morale".