Cercle Concorde : Lantieri envoyé à la case prison

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Cercle Concorde : Lantieri envoyé à la case prison
Paul Lantieri, principal prévenu dans le procès du cercle de jeux parisien Concorde, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison.@ Max PPP
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Il a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs dans cet établissement de jeux parisien.

L’INFO. Il était réapparu pour son procès en mai dernier après quasiment cinq ans et demi de cavale. Paul Lantieri, principal prévenu dans le procès du cercle de jeux parisien Concorde, a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison. En juin, le ministère public avait requis cinq ans à l'encontre de ce quinquagénaire. Paul Lantieri a été déclaré coupable d'association de malfaiteurs en vue de blanchiment, d'abus de biens sociaux et d'abus de confiance, mais relaxé pour un certain nombre d'autres chefs de poursuite.

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Une série d’infractions. Au total, 20 personnes étaient poursuivies dans cette vaste et sombre affaire de luttes entre clans corses pour le contrôle de l'établissement, une affaire semblable à celle du cercle Wagram, actuellement jugée à Paris. Selon les juges d'instruction, le cercle Concorde, censé "promouvoir l'idéal républicain", servait en réalité à blanchir l'argent illicite de partenaires occultes, qui ont fini par se disputer cette "poule aux oeufs d'or". Mais ce dossier, d'un "affairisme sournois et assassin" selon le parquet, aura finalement été réduit à l'issue de trois semaines de procès à une série d'infractions à la législation sur les jeux et aux règles fiscales.

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Huit prévenus relaxés. Bras droit de Paul Lantieri, le financier suisse François Rouge  a pour sa part écopé d’une peine de 18 mois de prison et d’une amende de 100.000 euros. L'ex-gendarme Paul Barril, ancien numéro 2 du GIGN, a été relaxé, de même que Roland Cassone dans le dossier strict du cercle Concorde. Ce parrain présumé de la pègre marseillais a toutefois été condamné à 10 mois ferme pour détention d'armes. Huit relaxes ont au total été prononcées et certains chefs de poursuite, notamment en matière d'extorsion et de blanchiment, abandonnés.