Centrale nucléaire de Fessenheim : le coup de force Greenpeace

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Centrale nucléaire de Fessenheim : le coup de force Greenpeace
Photo d'archives@ FREDERIC MICHEL /EUROPE 1
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Des activistes de l'organisation écologiste ont pénétré dans la centrale nucléaire du Haut-Rhin pour tenter de sensibiliser les pouvoirs publics.

L'intrusion. Des militants de l'organisation écologiste Greenpeace se sont introduits mardi matin dans l'enceinte de la centrale nucléaire de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, a-t-on appris auprès des pompiers, présents sur place. "Ils ont été immédiatement détectés et identifiés comme étant des militants écologistes de l’association Greenpeace", a assuré Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, auprès d'Europe 1. "Une petite dizaine de militants sont montés sur le dôme pour probablement déployer des banderoles. Ces militants ne représentent pas de danger pour la sécurité de la centrale", a-t-il certifié.

L'évacuation est en cours, par les airs :

L'arrestation. Quelques minutes plus tard, une vingtaine d'entre eux ont été interpellés par les gendarmes, alors qu'une quinzaine restait encore postée sur le toit du bâtiment réacteur", a précisé Pierre-Henri Brandet. Leur but est de faire passer un message "à François Hollande et Angela Merkel, a indiqué un représentant de Greenpeace auprès d'Europe 1. Ils ont déployé une banderole sur le dôme de protection d'un des deux réacteurs appelant les autorités de la centrale et les pouvoirs public à faire cesser "la menace posée par les centrales nucléaires vieillissantes en Europe", dans un message qui clamait en anglais "Stop risking Europe".



Fessenheim, un symbole. La centrale électronucléaire, la plus ancienne actuellement en service en France, doit fermer d'ici la fin 2016 selon une promesse faite par François Hollande pendant la campagne de l'élection présidentielle. Les mouvements écologistes demandent pour leur part la mise à l'arrêt immédiate des deux réacteurs de 900 MW, qui sont en service depuis 1977.

Parmi les soutiens de Greenpeace, Daniel Cohn-Bendit qui a défendu ce coup de force :



Fessenheim : Daniel Cohn-Bendit soutient...par Europe1fr
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