Carlton : fin de garde à vue pour le policier

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Carlton : fin de garde à vue pour le policier
@ REUTERS
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Entendu par la police des polices, le suspect a été relâché dans la nuit de jeudi à vendredi.

Pas de poursuites dans l’affaire du Carlton de Lille pour l'ancien chef d'une brigade des mœurs, Denis Gumez. Ce dernier avait été placé en garde à vue par l’Inspection générale de la police nationale, la police des polices, mercredi matin à Lille avant que sa garde à vue ne soit prolongée mercredi soir. Denis Gumez a finalement été laissé libre entre 1h et 2h du matin dans la nuit de jeudi à vendredi sans que des charges soient retenues contre lui.

Ce policier, qui se trouve être l’ancien chef d'une brigade de lutte contre le proxénétisme dépendant de la sécurité publique, était en contact avec l'ancien responsable des relations publiques de l'hôtel Carlton, René Kojfer. Sur décision de la cour d'appel de Douai, ce dernier, mis en examen et écroué pour "proxénétisme aggravé commis en bande organisée", a été maintenu en détention mercredi.

Deux policiers déjà mis en cause

Le capitaine Gumez est en poste à la direction départementale de la sécurité publique du Nord, après avoir dirigé une brigade de répression du proxénétisme à Lille. L'homme a été le troisième policier placé en garde à vue dans cette affaire, après l'ancien chef de la police du Nord, Jean-Claude Menault, qui n'a pas fait l'objet de poursuites et a été muté à Paris, et le chef de la Sûreté départementale du Nord, le commissaire Jean-Christophe Lagarde.

Ce dernier avait été mis en examen pour proxénétisme aggravé en bande organisée et recel d'abus de biens sociaux et laissé libre sous contrôle judiciaire, soupçonné d'avoir participé à la mise en relation de prostituées avec Dominique Strauss-Kahn pour des parties fines. Il a été suspendu de ses fonctions.

Huit personnes ont été mises en examen dans ce dossier, dont quatre se trouvent toujours en détention provisoire. Outre les faits de proxénétisme aggravé en bande organisée, certains des mis en examen sont poursuivis pour escroquerie, abus de biens sociaux (ABS) et recel d'ABS.