Carburants : à la pompe, on s'adapte

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Carburants : à la pompe, on s'adapte
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Conséquence des prix record, la consommation d'essence a chuté en mars sur un an.

Les Français se détournent du carburant. La flambée des prix, qui frappe les automobilistes au portefeuille, a déclenché une baisse de la consommation, en mars, pour le deuxième mois consécutif.

Les prix de l'essence volent en effet de record en record chaque semaine, tandis que ceux du gazole ont atteint un sommet historique à la mi-mars. Au cours de la semaine achevée le 13 avril, le litre de super sans plomb 95 (SP95) a en effet atteint un nouveau record à 1,6664 euro. Celui du gazole est reparti à la hausse à 1,4362 euro. Le sans plomb 98 (SP98) est légèrement redescendu à 1,7095 euro, contre 1,7121 euro la semaine précédente.

Baisse de 3,5% sur un an

En conséquence, la consommation d'essence et de gazole en France baissera de 1 à 1,5% en 2012 par rapport à 2011 si les prix à la pompe restent à ce niveau, a déclaré lundi le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), Jean-Louis Schilansky.

En mars, la consommation de carburants a baissé de 3,5%, par rapport à mars 2011. Une tendance venant confirmer la baisse de 1,6% enregistrée en février, selon les chiffres publiés lundi par l'Ufip. En janvier, la consommation avait à l'inverse augmenté de 1,4%.

Des comportements au volant différents

Les automobilistes prennent donc moins leur voiture ou essaient de conduire de façon plus écologique. Selon l'Ufip, "les prix ayant atteint des records, les automobilistes semblent avoir adapté leur comportement. Les conseils d'éco-conduite sont entendus".

La consommation diminue aussi en raison d'un parc automobile désormais moins gourmand en énergie, grâce à des véhicules plus efficaces, note l'Ufip. Certes le trafic des voitures demeure stable depuis dix ans, mais "il y a un point d'inflexion quand on passe au dessus de 1,50 ou 1,55 euro le litre", relève de son côté le directeur de l'Union routière de France (URF), Stéphane Levesque.

Le trafic des voitures devient plus sensible que celui des camions aux records de prix à la pompe, avec notamment une "contraction des trajets entre le domicile et les loisirs", selon Stéphane Levesque. Les trajets vers le travail restent au contraire "contraints", et les Français continuent à se déplacer pour les vacances, "quitte à faire moins de déplacements une fois sur place", ajoute-t-il.

Vers une baisse des accidents ?

Un changement de comportement au volant qui pourrait contribuer à la baisse du nombre d'accidents sur les routes. "A partir du moment où vous avez moins de consommation, vous avez moins de circulation et donc il n'est pas anormal qu'on ait moins d'accidents", souligne Stéphane Levesque.

Le nombre de personnes tuées sur les routes de France a continué de baisser en mars, diminuant de 9% après une réduction historique de 25% en février, a annoncé mercredi dernier la Sécurité routière.

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