Canicule : ce qui a changé par rapport à 2003

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Canicule : ce qui a changé par rapport à 2003
Si les organismes des personnes âgées sont moins éprouvés, les établissements manquent encore de personnel.
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Si, côté météo, la situation est moins critique, les établissements manquent encore de personnel.

Quand on parle de canicule, l'épisode de l'été 2003 revient dans toutes les mémoires. D'après les professionnels du secteur, si la situation de cet été est bien différente sur le plan météorologique, les choses n'ont pas beaucoup changé du côté de la prise en charge des personnes âgées. Pascal Champvert, le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées, tire la sonnette d'alarme sur Europe 1.

"Une leçon tirée de la canicule de 2003"

Vendredi matin, la vigilance était déclenchée dans une demi-douzaine de départements, tandis qu'une vingtaine d'autres dans le sud et le centre de la France étaient placés sous surveillance. Un dispositif d'alerte mis en place après le fiasco des pouvoirs publics en 2003. "Ces plans d'alerte sont une des leçons tirées de la canicule de 2003", reconnaît Pascal Champvert sur Europe 1.

Malgré tout, la situation climatique n'est pas tout à fait la même cet été, assure-t-il. "En 2003, la canicule du mois d'août avait été précédée par un mois de juillet très chaud. Donc les organismes étaient particulièrement éprouvés", rappelle Pascal Champvert. Cette année, les températures ont été beaucoup plus clémentes, voire fraîches, au mois de juillet.

L'organisation des pouvoirs publics a par ailleurs été fortement améliorée, affirme encore Pascal Champvert. Les liens entre Météo France et l'Etat ou encore entre l'Etat et le grand public se sont renforcés. Et du point de vue des équipements, les établissements qui accueillent des personnes âgées disposent désormais tous d'une pièce climatisée qui peut accueillir les résidents lors des fortes chaleurs.

"5 professionnels pour 10 personnes âgées"

Ce qui inquiète Pascal Champvert, c'est, en revanche, le manque de personnel. "Le nombre de professionnels dans les établissements et les services à domicile a très peu évolué. On est toujours en retard par rapport aux autres pays européens", déplore-t-il. "Aujourd'hui, on a cinq professionnels pour dix personnes âgées. Alors que chez la plupart de nos voisins, on est à huit ou dix, voire douze professionnels pour dix patients", assure-t-il encore. Pascal Champvert plaide donc pour le recrutement de personnel supplémentaire pour pouvoir mener "des activités compatibles avec ce qui nous est demandé".