"Caisse noire" de l'UIMM : un an ferme pour Gautier-Sauvagnac

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"Caisse noire" de l'UIMM : un an ferme pour Gautier-Sauvagnac
@ Max PPP
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Le tribunal a condamné l'ex-patron de  la puissante fédération patronale de la métallurgie dans l'affaire de la "caisse noire" de l'UIMM.

L'info. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi l'ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac à trois ans de prison, dont deux avec sursis, dans l'affaire de la "caisse noire" de l'UIMM, la puissante fédération patronale de la métallurgie. L'ancien leader patronal a également été condamné à verser une amende de 375.000 euros, pour abus de confiance et travail dissimulé. Le procureur avait requis une peine de 2 ans de prison avec sursis et 250.000 euros d'amende à son encontre.

Trois autres anciens dirigeants de l'organisation patronale ont été condamnés à des peines allant de deux mois à un an de prison avec sursis. L'UIMM, poursuivie en tant que personne
morale, a écopé d'une amende de 150.000 euros. Les dix prévenus étaient accusés d'abus de bien social, travail dissimulé, destruction de documents comptables, recel, ou de complicité de ces faits passibles de 3 ans de prison et de 375.000 euros d'amende.

16,5 millions d'euros disparus. Ouverte en 2007 à la suite d'un signalement de la cellule anti-blanchiment de Bercy Tracfin, l'enquête portait sur la destination de 16,5 millions d'euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 de la caisse d'Entraide professionnelle des industries et des métaux de l'organisation, l'une des plus puissantes fédérations du patronat français. Les enquêteurs ont cherché à savoir si ces fonds avaient pu servir à des financements occultes de confédérations syndicales.

Une gestion "discrète" mais pas illégale. Le procès des dirigeants de l'UIMM n'a pas permis d'identifier précisément les destinataires, mais Denis Gautier-Sauvagnac, défendant une gestion "discrète" mais en aucun cas illégale des comptes de la fédération patronale, a déclaré à l'audience que les enveloppes étaient remises aux syndicats représentatifs. Il a toutefois refusé de dire lesquels et de désigner des personnes physiques. "Je ne peux trahir la confiance que m'ont fait ces personnes", a-t-il déclaré. Les syndicats se sont quant à eux défendus d'avoir touché de l'argent de l'UIMM, en particulier la CFDT, qui a menacé d'attaquer en justice.

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