"C’est moi qu’il faut croire"

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"C’est moi qu’il faut croire"
Lors de sa déposition, au deuxième jour du procès en appel, Gabriel Iacono n'a pas pas regardé son grand-père@ MaxPPP
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Le petit-fils de l'ex-maire de Vence, qu'il accuse de viol, a dénoncé mardi un "politicien manipulateur".

Au deuxième jour du procès en appel de Christian Iacono, accusé de viol sur son petit-fils Gabriel, le jeune homme aujourd’hui âgé de 20 ans a réclamé justice.

"Je suis fatigué. Je ne dors plus", explique Gabriel. "Voilà 11 ans que je répète la même chose". Le visage très pâle, légèrement tourné à son grand père, Gabriel a raconté une fois de plus ce qui reste dans sa tête comme le pire des cauchemars. "A l’époque c’était un dieu pour moi. Il portait l’écharpe tricolore. Tout le monde le saluait. Mais quand je pense à ce qu’il a fait je ne ressens que de la saleté. C’est un politicien manipulateur. C’est moi qu’il faut croire".

En avril 2009, lors du premier procès devant la Cour d'assises des Alpes-Maritimes, Christian Iacono avait déclaré que son petit-fils pouvait avoir été manipulé par son fils, avec lequel il était en conflit à l’époque. Au terme du procès, Christian Iacono, avait été condamné à neuf ans de prison pour viol et agression sexuelle.

"Je suis choqué, choqué", a répondu Christian Iacono

Pour son avocat, Me Stéphane Choukroun, Gabriel ne veut qu’une seule chose. "Il veut qu’on arrête de dire qu’il est un menteur", précise Me Choukroun. "C’est la parole de M. Iacono, maire de Vence avec toute sa stature qui s’impose contre celle d’un petit garçon aujourd’hui devenu un adulte qui vient dire ‘j’ai été violé croyez moi’ " Durant toute sa déposition, Gabriel n’a pas jeté un regard vers son grand-père. "Le jour où il dira la vérité, alors je pourrai le regarder en face".

Excédé, Christian Iacono s’est levé pour répondre aux accusations de son petit-fils. "Je suis choqué, choqué", a-t-il crié dans la salle d’audience. "Ce qu’il dit est techniquement impossible. Essayez, vous verrez ! ", ajoute l’accusé, une allusion aux accusations de Gabriel de l’avoir violé debout. Devant sa colère, devant ses cris, le président Patrick Vogt a du le calmer. Son avocat, Jean-Louis Pelletier : "c’est un homme qui défend son honneur. Il n’est pas revanchard. Il a envie que la vérité soit rétablie"

Quant à son avenir, Gabriel refuse de l’envisager. "Il est entre vos mains", lance-t-il au président de la cour d'assises d'Aix-en-Provence.