Bleus : Blanc jette l'éponge

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Bleus : Blanc jette l'éponge
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FOOT - Après un Euro délicat, Blanc a choisi de ne pas poursuivre l'aventure.

Laurent Blanc a donc dit stop. Le sélectionneur de l'équipe de France n'a pas souhaité poursuivre l'aventure à la tête des Bleus, qui entameront en septembre les éliminatoires de la Coupe du monde 2014, au Brésil. Après une journée de réunion, jeudi, avec le président de la Fédération française de football (FFF), le technicien cévénol avait expliqué se donner "48 heures de réflexion" avant de rendre sa décision. D'abord annoncée par différents médias, dont le quotidien L'Equipe sur son site Internet, l'information a été officialisée par Blanc lui-même, samedi après-midi, via un communiqué envoyé à l'AFP.

Blanc, "Le Graët"

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"Lors de nos entretiens du 28 juin (avec le président de la FFF Noël Le Graët), nous ne sommes pas parvenus à trouver un terrain d'entente autour du management de l'équipe de France pour les 2 saisons à venir", explique le technicien, nommé le 2 juillet 2010 et dont le contrat arrivait à échéance ce samedi 30 juin.

Quant à la FFF, elle a confirmé l'information dans la même seconde, via un communiqué publié sur son site. "Noël Le Graët a pris acte (de la décision) et a tenu à saluer le travail effectué par Laurent Blanc à la tête de l'Equipe de France depuis août 2010", dit le communiqué. La FFF ajoute qu'elle ne fera "aucun commentaire" avant mardi et la réunion de son comité exécutif, qui doit également se prononcer sur les sanctions à infliger à Samir Nasri et quelques autres joueurs...

Un objectif atteint, mais des atteintes à l'image

Samir Nasri, 930

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Avant cet Euro mouvementé, qui restera donc comme la seule et unique compétition de Blanc à la tête de la sélection, le président de la FFF, Noël Le Graët, avait refusé de la prolonger et lui avait fixé un objectif précis  : atteindre les quarts de finale. Mais, même si celui-ci a été atteint, la fin d'Euro a été calamiteuse, à la fois en termes de jeu (suffisance et manque d'envie contre la Suède, option défensive contre l'Espagne) mais aussi d'image, entre multiples accrochages (Blanc-Ben Arfa dans le vestiaire, Lloris-Ménez sur le terrain), insultes à répétition de Samir Nasri, attitude distante vis-à-vis des supporters et discours bien optimiste au sortir du quart de finale face à l'Espagne, à l'image de Karim Benzema, qui avait déclaré "on peut être fiers (de notre performance)".

Blanc n'entretenait pas de très bonnes relations avec Le Graët. Dans son communiqué, le désormais ex-sélectionneur affirme à nouveau qu'il aurait aimé être prolongé avant l'Euro. "La qualification (pour l'Euro) acquise, et malgré mon souhait, exprimé, d’envisager alors mon avenir sur un plus long terme, le Président (de la FFF) reportait à l’après-Euro l’examen du problème." Le Graët reprochait à Blanc un staff trop étoffé (et donc trop onéreux) et la présence à ses côtés de son agent Jean-Pierre Bernès, qui gère également les intérêts de plusieurs internationaux, parmi lesquels Samir Nasri, Franck Ribéry et Jérémy Ménez, mais également ceux de... Didier Deschamps.

Deschamps favori à la succession

Pour autant, l'ancien capitaine des Bleus champions du monde en 1998 fait figure de favori à la succession de Blanc. Encore sous contrat à l'Olympique de Marseille, "DD" pourrait rapidement annoncer son départ du club phocéen. D'autres noms ont circulé ces derniers jours, de Paul le Guen à Jean Tigana. "Didier Deschamps pourrait être un bon sélectionneur, comme d'autres", avait déclaré Platini un peu plus tôt dans la journée. "Le président de la FFF a l'immense honneur et l'immense responsabilité de choisir le sélectionneur. J'avais souhaité Jean Tigana en 2004, ça a été Raymond Domenech, c'était le choix du président. Mais à la fin, mieux vaut avoir de bons joueurs." Ce sera désormais à un autre que Blanc de les choisir. Ou de les trouver...