Bizutage : numéro vert pour les pompiers

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Bizutage : numéro vert pour les pompiers
Un numéro vert sera ouvert très prochainement pour permettre aux pompiers de Paris victimes de pratiques de bizutage de dénoncer ces faits.@ Maxppp
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Ce service va être mis en place pour dénoncer le bizutage après le récent scandale survenu à Paris.

Après l’affaire de viol présumé lors d’un bizutage au sein d'un groupe de pompiers de Paris, l’institution a décidé de réagir. Le général Gilles Glin, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, a indiqué jeudi qu'un numéro vert serait ouvert très prochainement pour permettre à d’autre soldats du feu qui seraient victime de bizutage de dénoncer ces faits.

Le numéro sera accessible 24/24h

Ce numéro doit permettre à "toute personne qui peut être témoin ou victime d'actes de bizutage" de "me contacter directement", a expliqué le général Glin sur RTL. Accessible 24/24 heures, il sera mis en place "très rapidement", a précisé un porte-parole de la Brigade, le lieutenant-colonel Pascal Le Testu.

Cette décision intervient après la mise en examen de onze policiers le 11 mai dernier dans l'enquête sur un viol et des violences sur des engagés, dont un pour viol et deux pour agression sexuelle. L'un d'eux a été incarcéré. Un jeune engagé a déposé plainte, accusant un de ses collègues de l'avoir violé avec une bouteille devant d'autres pompiers après une séance de bizutage qui aurait mal tourné dans un autocar ramenant l'équipe de gymnastique de la BSPP, le 6 mai, de Colmar à Paris. Depuis, l'équipe a été dissoute.

Un double "trahison"

Il y a d'une part une "trahison de ceux qu'on avait choisis comme nos ambassadeurs", à savoir la prestigieuse équipe de gym de la Brigade, "et l'autre trahison, c'est celle des cadres", a résumé le général Glin.  Il s’est néanmoins voulu rassurant. "Ces pratiques ne sont pas généralisées" au sein de la Brigade, a-t-il précisé le Général Blin sur RTL.  

"A l'intérieur du bus pour les encadrer, il y avait un capitaine et un sergent-chef. Le rôle du commandement, ne serait-ce que quand il y a un chahut dans un bus, d'autant plus un bizutage voire des crimes ou délits en cours, c'est de se lever. il doit réagir, et c'est pour ça qu'il a été formé et éduqué, c'est son niveau de responsabilité", a-t-il estimé.

Une enquête interne, sur ce qui s'est passé dans le bus et sur des pratiques de bizutage en général au sein de la Brigade, a été diligentée. Elle devrait être terminée le 11 juin, selon M. Glin. Ensuite, "nous prendrons les décisions qui s'imposeront".