Bettencourt : la juge a les mains libres

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Bettencourt : la juge a les mains libres
Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, peut librement enquêter sur le volet "abus de faiblesse" de l'affaire Bettencourt.@ MAXPPP
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Une décision de la Cour de cassation permet à Isabelle Prévost-Desprez de poursuivre son enquête.

Plus rien désormais n’empêche Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, d’enquêter sur un éventuel abus de faiblesses au détriment de Liliane Bettencourt. La Cour de cassation a en effet rejeté vendredi le pourvoi formé par Georges Kiejman, l’avocate de la milliardaire.

Le ténor du barreau protestait contre une décision, le 1er juillet dernier, de la magistrate d’ordonner un supplément d'enquête sur les enregistrements clandestins réalisés au domicile de l’héritière de L’Oréal.

Le juge Courroye embarrassé

La décision de la Cour de cassation embarrasse également Philippe Courroye, procureur de Nanterre. Le magistrat avait également fait appel de la fameuse décision du 1er juillet, arguant qu'une enquête préliminaire était "déjà en cours" sur les enregistrements. Le juge Courroye avait alors refusé de transmettre à sa consoeur, avec qui il est en conflit ouvert, la retranscription des enregistrements dont il dispose. Le voilà désormais obligé de s’exécuter.

Isabelle Prévost-Desprez, qui possède une copie de ces enregistrements, n’avait de toute façon pas attendu pour lancer ses investigations, en entendant plusieurs témoins-clés de l'affaire et en ordonnant une perquisition au domicile de la milliardaire à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). L’enquête doit déterminer si le photographe François-Marie Banier a profité de la faiblesse de Liliane Bettencourt pour obtenir près d'un milliard d'euros de dons.