Bébé secoué : pour éviter les drames

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Bébé secoué : pour éviter les drames
200 bébés âgés de moins d’un an sont victimes chaque année du syndrome du bébé secoué.@ MaxPPP
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La Haute Autorité de Santé livre ses préconisations pour mieux diagnostiquer les cas.

200 bébés âgés de moins d’un an sont victimes chaque année du syndrome du bébé secoué. Pour la première fois, la Haute Autorité de Santé, qui guide les médecins dans leur pratique, alerte mardi les professionnels. Objectif : les aider à mieux diagnostiquer les cas qu'ils pourraient croiser dans leur cabinet.

Adda, une mère de famille, a vécu ce drame il y a dix ans, quand un coup de téléphone de sa nourrice lui a appris son bébé avait  été secoué. Les examens passés à l'hôpital ont confirmé les craintes.

"J'ai arrêté de travailler, je ne vis plus"

"De retour à la maison, je me retrouve avec un autre bébé. Je me retrouve avec un enfant handicapé", se confie Adda au micro d'Europe 1. "Ce n'était pas l'enfant que j'ai eu. C'était un aveugle, avec une hémiplégie et un retard mental", ajoute la mère de famille. Pour Adda,la situation est devenue insupportable. "J'ai arrêté de travailler, je ne vis plus", explique-t-elle.
 

"Je me retrouve avec un enfant handicapé" :

Le message de prévention à l'adresse des parents est clair. Ce ne sont pas seulement les gestes d'exaspération qui sont en cause : jeter son nourrisson en l'air pour le faire rire ou s'amuser à faire l'avion avec son nouveau-né peut aussi se révéler très dangereux et occasionner des séquelles irréversibles chez l’enfant. Pour cette raison, le fait de secouer un tout-petit constitue une infraction pénale.

"Toutes les couches de la populations" sont concernées

"Un bébé qui pleure, ça peut être exaspérant. Le passage à l'acte peut concerner toutes les couches de la population", souligne Anne Laurent-Vannier spécialiste des pathologies neurologiques de l'enfant. "Il y a une prédominance d'hommes dans les secoueurs", précise la spécialiste. "Le premier secoueur est le père biologique. Viennent ensuite, le nouveau compagnon de la mère, la baby-sitter, et en dernier la mère biologique", conclut Anne Laurent-Vannier.