Banon : une enquête préliminaire ouverte

  • A
  • A
Banon : une enquête préliminaire ouverte
Tristane Banon accuse DSK d'avoir tenté de la violer en 2003.@ Reuters
Partagez sur :

Tristane Banon, qui accuse DSK de tentative de viol, pourrait être entendue rapidement.

La justice se saisit de l'affaire Banon. Une enquête préliminaire, après la plainte pour tentative de viol déposée par Tristane Banon contre DSK, a été ouverte vendredi par le parquet de Paris.

Cette enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance sur la personne, la BRDP. Tristane Banon devrait être entendue rapidement, peut-être dès la semaine prochaine selon les informations recueillies par Europe 1.

La journaliste et écrivaine, âgée de 32 ans, avait déposé plainte mardi pour des faits remontant à 2003. La jeune femme, qui préparait un livre, avait rencontré Dominique Strauss-Kahn dans un appartement parisien. Il aurait alors tenté de la violer. Pour DSK, il s’agit d’une scène "imaginaire". Les avocats de l’ex-directeur du FMI ont d'ailleurs immédiatement répliqué à la plainte de Tristane Banon, assurant que leur client allait porter plainte contre elle pour dénonciation calomnieuse.

Une enquête de fourmi

Dans les semaines à venir, les enquêteurs vont revenir en détails sur les faits : la date, le lieu, les circonstances de l'agression présumée. Ils vont aussi travailler sur la façon dont Tristane Banon s'est rendue au rendez-vous qu'elle avait avec DSK, vérifier si elle a repris contact avec lui par la suite. Ses proches, sa famille, ses amis vont également être entendus. Certains d'entre eux pourraient avoir été tenus au courant.

Un expert psychiatre devrait aussi être interrogé pour évaluer d'éventuels changements dans le comportement de Tristane Banon, comme cela peut être le cas dans des dossiers d'agressions sexuelles : un repli sur soi, de l'hyperactivité, une tendance à l'anorexie, etc.

Des "éléments matériels" ?

De son côté, l’avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, affirme que la plainte de la jeune femme repose sur des "éléments matériels", notamment des textos, et ne se résumera pas à un "parole contre parole".

Ce n'est que dans un second temps, sans doute d'ici plusieurs mois, que Dominique Strauss-Kahn pourrait être entendu à son tour, s'il est en mesure de l'être. Les magistrats décideront ensuite si l’affaire continue.