Bactérie : Xavier Bertrand appelle à la vigilance

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Bactérie : Xavier Bertrand appelle à la vigilance
Xavier Bertrand et le docteur Benoît Vendrely, médecin au service de néphrologie du CHU de Bordeaux, lors d'une conférence de presse dimanche.@ Stéphane Place, correspondant d'Europe 1
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Le pronostic vital d'une femme de 78 ans intoxiquée, hospitalisée à Bordeaux, est réservé.

Face à la contamination de dix habitants de Bègles par la bactérie E.Coli, Xavier Bertrand a appelé à la vigilance. Le ministre de la Santé a conseillé, dimanche à Bordeaux, aux personnes qui souffrent de diarrhée ou de douleurs abdominales fortes de "consulter rapidement un médecin" et de "ne pas avoir recours à l'automédication", afin de ne passer à côté "d'aucun cas potentiel" de Syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Pronostic vital réservé pour une Française hospitalisée

Xavier Bertrand a également demandé à tous ceux qui ont acheté des graines germées "de ne pas les consommer et de les ramener", "dans l'attente du résultat des enquêtes en cours".

Sept personnes sont toujours hospitalisées au CHU de Bordeaux, intoxiquées par la bactérie E.Coli. Parmi ces dernières, deux sont en réanimation et le pronostic est réservé pour l'une d'elles, une femme de 78 ans, a précisé Benoît Vendrely, responsable du service de néphrologie du CHU.

Un nouveau médicament expérimenté au CHU de Bordeaux

Les résultats bactériologiques des patients hospitalisés confirment une infection par E.coli, de la même souche que celle qui a été retrouvée dans le cadre de l'épidémie survenue en Allemagne. La plupart des malades hospitalisés en France ont assisté le 8 juin à une kermesse de fin d'année au centre de loisirs de la petite enfance de Bègles, près de Bordeaux. Au moins six de ces personnes auraient consommé des graines germées, qui avaient été saupoudrées sur des soupes en guise de décoration.

Le ministre a en outre révélé qu'un nouveau médicament était "expérimenté" a CHU de Bordeaux, "un médicament qui a été utilisé en Allemagne", le Soliris, et qui "ici est utilisé plus tôt pour permettre aux organismes de pouvoir faire face de manière plus efficace". Une conférence téléphonique avec l'ensemble des responsables de la santé au niveau européen doit également avoir lieu dimanche pour "faire le point sur la traçabilité de ces graines afin de comprendre quelle est l'origine de cette bactérie", a-t-il ajouté.