Ayrault favorable à la suppression de la "petite couronne"

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Ayrault favorable à la suppression de la "petite couronne"
Jean-Marc Ayrault pense à supprimer les départements de la petite couronne parisienne.@ Reuters
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PARIS - Le Premier ministre s'est dit "favorable à la suppression des départements de la première couronne" parisienne.

Objectif Métropole. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est dit jeudi favorable à la "suppression des départements de la première couronne" parisienne, soit les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne."Je suis favorable à ce que l'on aille vers la suppression des départements de la petite couronne : faire les communes, et la métropole", a déclaré le Premier ministre sur France Inter. "On a besoin de métropoles et autour des métropoles, il faut simplifier", a-t-il ajouté.

Déjà des réticences. Mais le projet ne suscite pas l'enthousiasme de tous. "Depuis des mois, au nom de l'égalité des territoires, j'ai défendu le projet de Métropole du Grand Paris : ne brûlons pas les étapes et concentrons-nous d'abord sur la réussite de cette Métropole telle qu'elle vient d'être définie par la loi", a recommandé dans la matinée Stéphane Troussel, le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis.

Dans la droite ligne de Hollande. La déclaration de Jean-Marc Ayrault intervient deux jours après l'annonce de François Hollande de "réformes structurelles" de l'Etat et notamment l'évolution du nombre de régions. Thierry Mandon, le porte-parole des députés PS à l’Assemblée, qui copilote le conseil de simplification, s’est montré mercredi encore plus précis : le nombre de régions métropolitaines devrait passer de 22 à "une quinzaine", "peut-être plus" et leurs compétences étendues.

Les scénarios possibles. Diminuer le nombre de régions, créer des métropoles et fusionner les départements, ces propositions faisaient déjà partie du rapport du "Comité pour la réforme des collectivités locales" piloté par Edouard Balladur et rendu à Nicolas Sarkozy en 2009. Le comité envisageait notamment le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, le démantèlement de la Picardie (la Somme va au Nord-Pas-de-Calais, l’Oise à l’Ile-de-France, l’Aisne à la Champagne-Ardenne), les deux Normandie ne feraient plus qu'une etc. Le calendrier retenu à l’époque évoquait d'ailleurs 2014 comme année de départ. Une transformation des territoires plus douce que celle du rapport Raffarin, rendu en octobre dernier à François Hollande et qui préconisait de "réduire le nombre de régions à 8 ou 10".


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