Autoroute à contresens : des solutions existent

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Autoroute à contresens : des solutions existent
Sur l'autorute A9, un conducteur polonais qui roulait à contresens a provoqué la mort de trois personnes.@ MAXPPP
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Après les deux accidents de la semaine passée, des voix s’élèvent pour proposer des solutions.

Deux accidents en une semaine, marqués par la mort de neuf personnes au total, ont douloureusement mis en lumière le problème des véhicules circulant à contresens sur l’autoroute. Si le phénomène est rare, ses conséquences sont terribles en cas de collision, souvent frontale. Ce type d'accidents représente environ 1% des accidents survenus sur autoroute ou 2x2 voies, mais la proportion grimpe à 4% des accidents mortels sur ces réseaux.

Or, des solutions existent pour éviter que des véhicules ne s’engagent sur la mauvaise voie et ne tue, en moyenne, une douzaine de personnes par an. "Ça peut être évité si on empêche physiquement des voitures de pouvoir pénétrer à contresens sur les bretelles d’autoroute", a expliqué mardi sur Europe 1 Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. "Il y a des systèmes de détection optique qui permettrait l’abaissement d’une barrière et qui empêcherait la voiture de pénétrer à contresens."

"Sauver des vies, ça a toujours un prix"

Le problème est surtout sensible pour les personnes en état d’ébriété avancée. Dans les deux accidents récents, les chauffeurs des deux véhicules incriminés étaient fortement alcoolisés : 2,73 grammes par litre de sang et 2,30 grammes. "Ça peut arriver dans d’autres cas, pour des séniors, ou pour des gens distraits, auquel cas, si on doublait les panneaux d’interdiction, cela serait amplement suffisant. Mais lorsqu’il y a un problème d’alcool, il faut empêcher physiquement ces voitures de pénétrer sur les autoroutes à contresens", martèle Chantal Perrichon.

Reste désormais la question de la volonté des autorités. "Il faut installer des détections optiques à toutes les bretelles de sortie d’autoroute", estime la présidente de la Ligue contre la violence routière. "Cela a un coût, mais il faut savoir effectivement que sauver des vies, ça a toujours un prix. Il faut voir si oui ou non on est prêts à financer ces installations pour sauver ces vies, précisément."