Attentats : une menace "aiguë" en France

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Attentats : une menace "aiguë" en France
@ REUTERS
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Pour Brice Hortefeux, la menace est "réelle". Confirmation de l'ex-juge Jean-Louis Bruguière.

Paris, jeudi dernier, en fin d'après-midi. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est en visite sous la Tour Eiffel. Il annonce alors que "la menace terroriste est à un niveau élevé". On sait aujourd'hui que les autorités ont alors craint ce jour-là qu’un attentat soit perpétré sur le sol français. Selon les informations d’Europe 1, il aurait pu s’agir d’un attentat kamikaze. Ce qui aurait été une première en France.

Lundi, le ministre de l'Intérieur a répété que la menace était "réelle". "La France a toujours été en état d'alerte et de menace permanente venant de l'Aqmi" même si aujourd'hui "on est dans une phase aiguë", a renchéri l'ex-juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, qui avait notamment travaillé sur la vague d'attentats de 1995.

Parmi les mesures particulières, Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, bénéficie depuis quelques jours d'une protection rapprochée du Service de protection des hautes personnalités, deux hommes qui "l'accompagnent dans les déplacements risqués". "Personnellement je n’ai reçu aucune menace directe", a confié Dalil Boubakeur, au micro d'Europe 1. Mais "la mosquée de Paris est tellement sensible", elle a une "très grande symbolique", a-t-il répété.

Une femme kamikaze algérienne ?

Au départ, c'est une information émanant des services de renseignements algériens qui aurait mis en alerte tous les services anti-terroristes français. Les renseignements faisaient état de l'éventualité qu'un attentat-suicide soit commis en Ile-de-France. Le suspect ? Une femme, de nationalité algérienne. Mais, selon nos informations, aucune consigne spécifique concernant une femme kamikaze n'est parvenue jusqu'aux patrouilles de base sur le terrain, qui étaient chargées de surveiller les abords des sites sensibles.

Le quotidien France Soir croit savoir que la gare du Nord, à Paris, était ciblée par une femme kamikaze, en possession d’explosifs. Cette dernière aurait prévu d’opérer jeudi 16 septembre en plein Paris.

Si les autorités françaises craignaient donc principalement un attentat kamikaze jeudi dernier, ce n’est plus forcément d’actualité aujourd’hui. Par contre, toujours selon les informations d'Europe 1, elles appréhendent une menace récurrente : le retour d’islamistes français, partis se battre en Irak et qui pourraient tenter de revenir aujourd’hui dans l’Hexagone, peut-être dans le but de commettre des attentats.

Alerte maximale dans les transports

Jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur avait assuré qu’"un faisceau d'indices datant de ces derniers jours et de ces dernières heures démontrent que la menace terroriste est à un niveau élevé". "Face à cette menace terroriste, la vigilance est renforcée. Ce qui explique que nous soyons toujours en plan Vigipirate rouge, mais plan Vigipirate rouge renforcé", avait précisé Brice Hortefeux.

Sa déclaration faisait suite à l’enlèvement de cinq Français au Niger, mais également à deux alertes à la bombe à la Tour Eiffel et dans le RER, à la station Saint-Michel-Notre-Dame.