Assises : Bissonnet se dit victime

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Assises : Bissonnet se dit victime
Me Frédéric Verine, nouveau conseil de Jean-Michel Bissonnet, a qualifié de "combattif" son client, "accusé à tort du meurtre de sa femme".@ MaxPPP Guillaume Bonnefont
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Soupçonné d'être le commanditaire du meurtre de sa femme, il s'est constitué partie civile.

Les trois protagonistes de l'affaire Bissonnet se sont retrouvés lundi pour un nouveau procès à Montpellier, trois mois après le renvoi de l'affaire dans des conditions rocambolesques, avec sous le feu des projecteurs un Jean-Michel Bissonnet. A ses côtés, le jardinier Meziane Belkacem, qui a reconnu avoir tué Bernadette Bissonnet à la demande de son mari et en échange de 30.000 euros. Autre accusé, le vicomte Amaury d’Harcourt, ami d’enfance de Jean-Michel Bissonnet et suspecté d’avoir fait disparaître l’arme du crime.

"Une posture, donc une imposture"

Jean-Michel Bissonnet, s'affirmant innocent du meurtre de sa femme, a décidé de se porter partie civile. "Un acte de procédure qui n'a aucun sens", a commenté Me Louis Balling, avocat d'Amaury d'Harcourt, qui a pointé le fait que cette action "jusqu'au-boutiste" intervenait après trois ans d'instruction. "Une posture, donc une imposture", a déclaré de son côté Me Jean-Robert Phung, conseil du frère de Bernadette Bissonnet.

Calme en début d'audience, un peu amaigri, Jean-Michel Bissonnet a peu à peu renoué avec son comportement quelque peu théâtral qui avait laissé une étrange impression l'an dernier. Ainsi, bras croisés, se met-il à secouer la tête de déni ou à lever les yeux au ciel lors de la lecture de l'acte de renvoi, quand sont évoquées des difficultés au sein du couple. Ses deux fils, en tout cas, continuent de le soutenir. "On est aujourd'hui très très loin de la vérité", a déclaré l'un d'eux à la presse.

Mardi, la Cour doit entrer dans le vif du sujet en faisant venir à la barre les enquêteurs.