Assassinat d'Antoine Sollacaro : Jacques Santoni mis en examen

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Assassinat d'Antoine Sollacaro : Jacques Santoni mis en examen
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Il fait partie des quatre hommes et deux femmes arrêtés mardi à Paris et en Corse dans l'enquête sur l'assassinat du bâtonnier corse.

L’INFO. Un peu plus d’an après les faits, quatre hommes et deux femmes ont été interpellées et placées en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du bâtonnier de Corse, Antoine Sollacaro. Ces six personnes "proches du milieu corse" ont été arrêtées à Paris et sur l'île de Beauté. Jacques Santoni, "parrain" présumé de la bande du Petit bar, figure parmi les personnes interpellées. Il a été mis en examen mercredi du chef d'association de malfaiteurs en vue d'un assassinat en bande organisée, et placé sous contrôle judiciaire.

Jacques Santoni visé. Aujourd'hui âgé de 35 ans, cette figure du milieu corse est tétraplégique depuis un accident de moto. Il vit en fauteuil roulant et avait été placé en garde à vue à l'hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine. Si la police s'intéresse à lui, c'est en sa qualité de cerveau de la bande du "Petit bar" qui serait en conflit avec certaines personnalités d'Ajaccio, sur fond d'affairisme.

Des membres de la bande du "Petit bar" déjà inquiétés. Dans cette affaire, quatre personnes ont déjà été mises en examen et écrouées. André Bacchiolelli et Mickaël Ettori sont mis en examen pour assassinat. Pascal Porri, poursuivi pour association de malfaiteurs, est soupçonné du recel de la moto qui a servi à l'assassinat et qui a été retrouvée incendiée. Emile Mela a également été mis en examen pour association de malfaiteurs. Ils sont tous les quatre présentés par les policiers comme des membres de la bande du "Petit bar" du nom d'un ancien café du centre-ville d'Ajaccio.

Un crime à l’origine d’une flambée de violence en Corse. L'assassinat de Me Sollacaro, suivi un mois plus tard de celui du président de la CCI de Corse-du-Sud, Jacques Nacer, ont fortement ébranlé l'île et conduit le gouvernement à renforcer la lutte contre la criminalité insulaire, qui a fait 19 morts en 2012, plusieurs dizaines depuis 2008 et dix-sept morts depuis le début de l'année.

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